‹ Richard Darlington; drame en trois actes et huit tableaux, et en proseChapitre 14 sur 135 · PROLOGUE, SCENK VI · texte numérisé non relu

PROLOGUE, SCENK VI

ROBERTSON

Prenez garde, monsieur ! le respect el la patience l>euvent m'échapper à la fois.

DA SYLVA

Et alors..

Et alors j'oublierais que VOUS êtes le père de Caroline...

DA SYLVA

Puis...

ROBERTSON

Puis vous êtes encore assez jeune , monsieur , pour que nous croisions le fer , ou que nous échangions une balle.

DA SYLVA

Un duel ! un duel avec toi ! Oh ! c'est le masque qui te cache le visage qui te donne cette hardiesse de parler ainsi à un homme... Écoule, je sais qui tu es; finissons.

ROBERTSON

Damnation !

DA SYLVA

Ma fille!

LE coNSTABLE , s'upprochant.

Monsieur, nous ne pouvons souffrir...

DA SYLVA

Dis à cet homme de s'éloigner, que c'est librement que tu dis cela , Robertson Fildy.

ROBERTSON

Fildy! plus de doute! Ëloignez-vous, messieurs, éloignez-vous , docteur.

Conduis-moi près d'elle.

ROBERTSON

Votre vue la tuera.

DA SYLVA

Mieux vaut fille morte que déshonorée, et déshonorée par toi.

ROBERTSON

Pitié pour elle, et tuez-moi!

DA SYLVA

Elle est là , n'est-ce pas ?

ROBERTSON

Oui , mais vous ne pouvez la voir en ce moment.

DA SYLVA

Je la verrai.

ROBERTSON, devant la porte.

Impossible.

DA SYLVA

Qui m'en empêchera?

ROBERTSON

Moi!

DA SYLVA

Tu me braves !

Je brave tout pour elle.

DA SYLVA

Arrière ! ou je dis qui lu es.

ROBERTSON

Silence! ou je vous nomme.

DA SYLVA

Eh bien !

ROBERTSON

Eh bien! on saura que la fille du marquis Da Sylva d'Asuavallès est la femme du...

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