ACTE II, SCÈNE II
LE MARQUIS
Je veux ne pas perdre ma fortune ; le ministère veut rester, et le roi veut garder un ministère choisi dans la plus haute aristocratie.
TOMPSON.
Je comprends le vouloir; maintenant le pouvoir...
LE MARQUIS
Nous pouvons tout cela, pouruu que sir Richard nous prêle son appui.
TOMPSON.
V^ous VOUS y êtes pris trop tard.
LE MARQUIS
Une entrevue peut tout réparer.
TOMPSON
Avec qui ?
LE MARQUIS
Avec sir Richard.
Et vous croyez qu'on peut marchander et vendre une conscience? Vous vous trompez, monsieur le marquis ; vous échoueriez même avec un homme corrompu, et sir Richard est encore à corrompre.
LE MARQUIS
Mais celte affaire ne peut-elle se traiter par votre intermédiaire, monsieur Tompson?
TOMPSON.
Quelque conGance qu'ait en moi sir Richard, je crois encore de cette manière la chose impossible.
LE MARQUIS
Que faire alors?
TOMPSON.
Supposer sir Richard caché quoique part, ii:;norani
■102 lUCQAllD UARLI>GTON.
(HIC VOUS connaissez sa présence en cet endroit, et vous, comme si vous ne parliez que pour moi seul, haussant la voix et me faisant connaître quelle espèce d'avantage sirRichard Irouveraità quitter le parti qu'il a embrassé. Si ces offres ne paraissent pas à sir Richard en harmonie avec le sacritice, il se retire, me fait un signe de tète : ses commettants n"ont pas même à lui reprocher une entrevue avec un défenseur du pouvoir... Si, au contraire , les offres lui agréent, un autre signe de lête suffit ; tout se prépare dans le silence; et lorsqu'il est compromis enfin, il tient déjà , de manière à ce qu'on ne puisse le lui reprendre, le dédommagement de ce qu'il a perdu.
LE MARQUIS
Cela est faisable.
TOMPSON.
Plutôt aujourd'hui que demain.
LE MARQUIS
Il faut que le moyen trouvé par vous soit mis en œuvre aujourd'hui même.
TOMPSON.
Où?
LE MARQUIS, ouvraTit la porte d'un cabinet. Ce cabinet sera-t-il favorable?
TOMPSON.
Une simple cloison sépare...
LE MARQUIS
Il entendra tout.
TOMPSOX.
Et vous offrirez tout.
LE MARQUIS
Oui.