SCÈNE Y
RICHARD, LES CONSEILLERS
Notre triomphe est assuré. Rappelez-vous la ligue formidable qui nous enveloppait, voila deux ans : le même jour, à la même heure, Richemond proclamé roi a Exeter par le marquis Dorset; dans le comté de Wills par l'évêque de Salisbury; a Breknock par Buckingham, à Newbury, a Maidstone, dans le comté de Kent, par vingX genlilshomm^es des plus vaillantes maisons. Qu'en est-il résulté ? De la besogne au bourreau et du sang pour féconder nos champs. Le parlement nous soutient; nous avons assez de nobles dans notre escarcelle...
RUTLAND, bas à Richard.
Ne vous avancez pas trop, le trésor est vide.
RICHARD, continuant.
Nous avons assez de nobies dans notre escarcelle pour faire face a tout, assez de comtés et de duchés pour récompenser nos amis.. — Ainsi, c'est dit ! vous me rejoindrez dans
huit jours a Leicesler. Nottingliara sera notre quartier général. Norfolk, lu te chargeras des habitants de l'est ; — toi, Brukenburvj des milices de la cité; — vous, Norlhumberland, vous, Lovel, des troupes du nord et du Hampshire. — Le resle me regarde. — Quant a vous, lord Stanley, vous pouvez vous rendre en Lancashire; vous lèverez les troupes que vous voudrez; mais songez que Georges Slanley, votre fils, est en mon pouvoir, et que sa tête tombera à la première démarche douteuse que vous ferez. — Allez ! — Allez, milords !...