ACTE m, SCÈ>E m
WILLIAM, à Nelly.
Bon ! le %oiIà redevenu sourd !
HAWKINS, élevant la voix.
Vous les aurez. Je vous ai fak une queslion, Samuel : connaissez-vous le roi Richard ?
RUTLAND, se faisant uu cornet de sa main.
Si je le connais ?...
Richard!
Richard !
HAWKINS
\SILLIAM.
RUTLAND, Pas si haut, j'enlends bien ! — Non, je ne l'ai jamais vu.
Cro3"ez-moi, ce n'esl pas un homme qu'on trompe, prévenez ses vœux; et pour quelques centaines de couronnes.,.
RUTLAND
Cent couronnes? El où voulez-vous que je les prenne ? Tenez, je ramasse de vieux clous pour vivre. Cent couronnes! mais si je les avais, vous ne me verriez pas ces chaussures et cet habit troué; je n'iiabiterais pas une maison malsaine et enfumée; je ne serais pas exposé chaque jour a mourir de faim au coin d'une rue ou de froid dans un galetas... Cent couron? nés ! Ah !
WILLIAM, à paît.
Ah! quel sourd !
HAWKINS
Enfin, r».' fléchissez. (J part.) Je ne me fie qu'à moi. [A WiU liam.) Va me chercher le reste des plantes.
(William sort en grommelant.)
7i RICHARD Ilf-