ACTE IV, SCÈNE IX. 1 tO
SCROOP, le saisissant au collet.
Ail nom du roi, je l'arrête!
AYILLIAM.
Vous m'élrangiez !
SCROOP, bas.
liciisse-loi faire ou lu es perdu !
WILLIAM
Al] ! mon Dieu !
SCROOP
Traîlre! misérable! tu ne m'échapperas pas!
RICHARD, s'avaiiçant.
Qu'est-ce donc ?
WILLIAM,, au comble de la terreur.
Je ne le ferai plus, sire, je ne le ferai plus!
SCROOP
11 y a du Richemond sous jeu, miiord !
RICHARD, tirant une lettre de la poche de William.
Une lettre de Raoul de Fulke !
SCROOP, Eh! sans doute, miiord, sans doute: il ne s'esl môme pas donné la peine de contrefaire son écrilure.
RICHARD, lisant.
« Le moment décisif approche. Veille à toul, Dighlon, ne « perds pas Richard de vue; je dois connaître ses moindres (c démarches: le succès de l'entreprise en dépend. Un homme « a moi te portera demain la somme convenue entre nous. « — Signé, Raoul de Fulke. »
SCROOP
Vous n'en aurez pas facilement raison.
RICHARD, se parlant.
Rien n'y manque, pas même le post-scriplum. [Lisant.) « Tu et trouveras ci-inclus une moitié de sequin, notre signe de ralliL- « ment, que lu feras passer à Slanley. » Signé: Raoul de Fulke ! [A William. ) As-tu recommandé ton âme à Dieu ?
WILLIAM, d'une voix étranglée.
Je n'ai pas bien entendu votre altesse!
Ail! lu conspires aussi?
WILLIAM
Moi !
Sur quoi compter, si celle face d'imbécile est un mensonge !
WILLIAM, vivement.
Ma figure ne ment jamais, milord... je... si... mais... [Tombant sur ses genoux.) Je suis mort !
SCROOP
Je l'ai interrogé, milord. Ce n'est ni un agent de Richemond, ni un émissaire de Raoul, ni même un espion de Dighton. C'est un imbécile, comme vous disiez...
WILLIAM, toujours à genoux.
Oui, mon souverain, oui!
SCROOP, continuant.
Une brûle...
WILLIAM
Oui, oui!
SCROOP
A qui un inconnu...
WILLIAM
C'est cela, voire altesse!