SCENE IV
LES MÊMES, RICHARD
RICHARD, à part.
Je me suis traîné jusqu'ici pour ne pas mourir sous leurs yeux, — Les maladroits! tant de blessures pour un seul homme ! {Apercevant les barons.) Ah ! je suis vengé ! {Avec un rire sardonique.) Ah ! ah ! ah !
LES BARONS, se retournant.
Richard !
MONTAGU, tirant son épée.
Il a survécu a ses blessures, achevons-le!
TOUS, tirant leurs épées et se précipitant sur Richard.
Oui, achevons-le, achevons-le!
RICHARD, descendant lentement l'escalier, les bras croisés.
Vous m'assassinerez, n'est-ce pas ?
(Ils hésitent à frapper.) PREMIER RARON.
Tu as tué mon fils !
DEUXIÈME RARON.
Tu as tué mon frère !
0 TROISIÈME RARON.
Tu as tué mon père !
RICHARD, marchant sur eux.
Et je vous tuerai, car vous êtes des traîtres, aussi ! {Ils reculent.) Rebelles!.,. Elisabeth est morte, et je suis désormais l'héritier de la maison d'York, et vous osez paraître les épées nues devant moi ! . . . Les épées aux fourreaux et genou en terre, car c'est Richard qui est devant vous, car c'est votre roi qui vous l'ordonne.
MONTAGU
Ne tremblez pas, milords, ne tremblez pas... Ce n'est que l'ombre de Richard, voyez !
(Il lui arrache son manteau et montre sa poitrine ensanglantée.)
Genou en terre, vous dis-je, genou en terre... Je suis le roi, encore le roi, toujours le roi!
(Richemond remonte le premier du caveau et pose la main sur l'épaule de Richard en lui désignant Elisabeth, qui remonte à son tour appuyée sur sa mère et suivie de Scroop.)
RICHEMOND
Crois-tu ?
RICHARD, reculant épouvanté.
Ah!