SCÈNE III
NELLY, ELISABETH, LA REINE, HAWKINS, puis WILLIAM.
Oui, Hawkins, tu es la véritable puissance, tu es la science ; la science qui éclaire les profondeurs du temps et de l'espace, qui dompte et discipline les forces les plus rebelles de la création et traduit comme un livre vulgaire les tables du destin ! ,
(Elisabeth va à sa mère, l'embrasse et retourne dans la serre.)
HAWKINS
Je le veux bien, ma souveraine, mais en attendant je vends des drogues pour vivre... et ce matin j'aurais été lapidé par votre bon peuple de Londres qui s'acharnait contre moi en criant: « Au gibet, le sorcier ! le magicien du diable au gibet! « sans un brave jeune homme, votre fou, ma souveraine, qui m'a sauvé la vie.
(La reine va s'asseoir à gauche.) WILLIAM, bas à Hawkins.
Pardon, maître Hawkins, pardon... est-il vrai que son altesse la reine me met en apprentissage chez vous ?
HAWKINS
Oui, mon enfant. — Tu me rejoindras à Noltingham.
WILLIAM
Ah ! tant mieux ! Je couche ici dans une grande chambre... vous savez ? avec de grands murs noirs qui m'empêchent de dormir.... Ça c'est vrai, je ne suis pas très-brave. — Est-ce gai chez vous, maître ?
HAWKINS
Oui, mon enfant, et tu seras le bienvenu.
WILLIAM
Merci !
(11 rentre dans la serre.) HAWKINS, à la reine.
J'examinerai de nouveau l'horoscope que Votre Grâce m'a confié. Mais soyez en paix : j'ai interrogé le ciel cette nuit, j'ai étudié la disposition des astres, vous n'avez rien à redouter tant que vous serez a Westminster. (^ Nelly.) Viens, ma fille !
(Il sort avec Nelly.)