‹ Richard IIIChapitre 9 sur 259 · LES SEIGNEURS · texte numérisé non relu

LES SEIGNEURS

RICHARD, entrant.

Revendiquer la couronne ? Par saint Georges , le sanglier n'est pas mort ! Revendiquer la couronne ? A quel titre ? de quel droit ? L'Angleterre est-elle un nid de bâtards ? Ma couronne sur la tête du petit-fils de Catherine Roët ? Courroucezvous, milords ! on attente a vos droits comme aux miens. — {A Stanley.) Revendiquer la couronne ?... et c'est toi qui oses prononcer cette parole, Stanley; toi qui m'as vu couronner deux fois, à Westminster et à York, et que j'ai fait sénéchal de ma maison? C'est toi!... vive Dieu! Suis-je un roi de carton?... Le soleil d'York a-t-il pâli?... Par saint Dunstan , le sanglier n'est pas mort, il a toutes ses dents, et vienne l'occasion, vous les compterez par les blessures qu'elles feront !

STANLEY, confus.

Milord...

RICHARD frappant sur la carte et suivant du doigt l'indication des lieux.

Yoici mes États; voici la Bretagne et l'Irlande; du nord au sud, de l'est a l'ouest, tout m'appartient ! — Et a vous aussi, milords ; ce que j'ai, vous l'avez !... Aussi bien, nous sommes de vieux compagnons d'armes. (A Vun.) A Noltingham j'ai été blessé a tes côtés. [A un autre.) Norfolk, nous avons dormi dans le même manteau. {A tous.) Nous nous sommes vus à l'œuvre enfin ; et vrai Dieu! ce n'est pas ce bâtard qui nous fera

trembler ! . . .

(Montagu et un huissier entrent, l'un à droite, l'autre à gauche.)

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