‹ Richard Wagner, sa vie et ses œuvresChapitre 4 sur 35 · AVANT-PROPOS VIT · texte numérisé non relu

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quente d'événements encore récents au moment où il y faisait allusion. Par exemple, si Ton veut des renseignements de première main sur sa participation aux troubles de Dresde, survenus en i 849, on les trouvera dans sa Communication à mes amis^ terminée en août 1851 et publiée à la fin de la même année. Bien plus, si même l'indomptable amour de la vérité dont Wagner fit toujours preuve ne suffisait pas à nous garantir l'exactitude de sa relation, nous en trouverions la confirmation indiscutable dans un grand nombre de ses lettres écrites de 1847 à 1850. Personne ne saurait douter de la ténacité extraordinaire de sa mémoire et ce serait une véritable folie de suspecter la sincérité d'un homme dont la vie entière ne présente pas même une ombre, je ne dis pas de calcul intéressé, mais de la prudence mondaine la plus élémentaire.

Je crois inutile de prolonger la discussion sur ce point. Sans doute, les natures vulgaires ajouteront toujours plus de foi au témoignage de la petitesse qu'à celui de la grandeur; mais, pour nous, il est inestimable d'avoir, sur les divers événements de la vie de Wagner, des témoignages sortis de sa bouche même, qui résument ces événements en deux ou trois traits caractéristiques, sans s'arrêter à des détails insignifiants, et qui, joints à sa multiple et fréquente expression de sa

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pensée, nous permettent de jeter un regard jusqu'au plus profond de sa nature morale. Sa volumineuse autobiographie n'est pas encore publiée, et cependant on a déjà, dans les autres écrits de Wagner, tous les éléments d'un tableau complet et suffisant de sa vie, de sa pensée, et de son œuvre. On peut affirmer que ces écrits, réunis aux lettres et à Fœuvre de cet homme exceptionnel, resteront toujours la plus importante, j'allais dire la seule source à consulter pour arriver à le bien connaître.

Parmi les autres auteurs que j'ai dû consulter, il en est cinq à qui je suis spécialement redevable : Franz Liszt, Frédéric Nietzsche, Charles-Frédéric Glasenapp, Hans deWolzogen, et Heinrich de Stein.

J'aurai beaucoup à dire de Lizst. Qui veut se renseigner sur Wagner, sur ce qu'il était, n'a qu'à le demander à ce noble cœur. Et en disant cela, je fais allusion moins encore à ses travaux, si beaux, d'une valeur si fondamentale, sur Tami" hœuseVy sur Lohengrin^ etc.. qu'à l'attitude constante et invariable qu'il garda, pendant quarante années, à l'égard de Wagner et de la cause de Wagner. Que ne nous apprennent, par exemple, ces mots de lui sur Wagner: « Ma joie, c'est de sentir avec lui, après lui, c'est de le suivre de ma sympathie! » Les lettres de Liszt, non seulement celles qu'il écrivit à Wagner lui-môme, mais beaucoup d'autres (dont le recueil a paru chez

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