‹ Riche de curChapitre 19 sur 29 · EMILIE, LENOIR · texte numérisé non relu

EMILIE, LENOIR

lenoir, redescendant. Ah ! le gredin !.. refuser d'être mon gendre !

Emilie. Je ne l'en estime que davantage, mon père.

lenoir. Il fait un affronta ma fille... et elle ne l'en estime que davantage! ils veulent me rendre idiot?.. Comment, tu n'es pas indignée?

Emilie. Si !.. de votre conduite, monsieur mon père, qui avez été d'une injustice, d'une dureté envers ce bon jeune homme, le chasser, vouloir le tuer.

lenoir. Bien ! vous allez voir que c'est moi qui ai tort.

Emilie. Certainement! c'est le comble de l'ingratitude, car il est ton sauveur et je lui en serai toujours reconnaissante.

lenoir. Mais, sacrebleu ! Encore une fois...

Emilie. Si c'était pour m'obéir qu'd eût refusé de m'épouser ?

LENoin. Comment c'est toi... et tu ne me l'as pas dit... il fallait m'en prévenir.

Emilie. M'en as-tu laissé le temps?., tu t'emportes comme. .

lenoir. Dis le mot! compare-moi tout de suite à une soupe au lait, ou à un cheval échappé, l'un vaut l'autre... pas comme potage, cependant!.. Mais alors, tu n'aimes donc pas cet infernal docteur? j'allais faire ton malheur, {Avec ex-

pression.) quand c'est ton bonheur que je voulais; je ne pensais qu'à ton avenir, moi !

Emilie, avec tendresse. El moi, au tien; mais mon avenir, mon père, mon bonheur, c'est de rester toujours auprès de toi.

lenoir, ému et très-vivement. Est-il possible ! tu veux rester fille? Mais qu'est-ce que cet animal de Benoit a donc été raconter au docteur? Ah! le voilà !

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