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CHAPITRE III ADMINISTRATION DES GENS DE RORE ET DES CORPS FINANCIERS

Type du fonctionnaire du dix-septième siècle. — Confusion des pouvoirs; attributions administratives des parlements et présidiaux. — Leur contrôle presque tout-puissant dans les petites choses. — Avantages qui résultent pour le pays de l'indépendance des autorités locales vis-à-vis les unes des autres. — Leurs empiétements réciproques. -~ Procédés et mode de gouvernement des gens de robe. — Ils sont, dans leur ressort, ministres de la justice. — Rôle des Chambres des comptes et des Bureaux de finances. — Division par généralités comparée à la division par départements. — Voirie, ponts et chaussées et état des communications.

— Travaux publics, peu nombreux à cette époque. — Achèvement du canal de Briare 130

Limites des pouvoirs selon leur ressort. — Autonomie absolue et unité absolue également chimériques. — Les groupements politiques existants.

— Pays libéraux, pays socialistes; ce qui les distingue : Vaction du gouvernement et non sa /orme. — Socialistes purs et socialistes d*£tat.

— Unité provinciale, nationale, européenne.

Les États provinciaux au dix-septième siècle. — Leur administration, aussi bien combinée que la nôtre. — Leur indépendance financière; ses avantages. — Le droit de suffrage: il n'est ni général, ni identique; ses bases 149'

États de NoRMiMDiE : éligibilité, obligation de siéger. — Le chiffre de la taille, objet principal des délibérations. — Les doléances du tiert, elles

sont intontionnellemenl exagérées. — Demandes des Étals relatives à la publicité de leurs vœux. — Esprit d'autonomie dans la révolte des nu'pieds. — L*émeute pour la protection d'intérêts matériels. Etats de Bretagne. — Leur pouvoir beaucoup plus étendu qu'en Normandie; leurs procédés de travail. — « Commissions intermédiaires. » — La représentation de la noblesse est trop nombreuse. — Fidélité de la Bretagne sous les minorités de Louis XIII et Louis XIV. — Traitement favorable qu'elle reçoit de Richelieu^ son gouverneur. — Changements qui s'opèrent vers 1670; le caractère des États se modifie. . 158

États de Navarre, Béarn, Languedoc. — Rapports avec le pouvoir central. — Le duc de Montmorency, très- populaire en Languedoc, mais sans influence contre le Uoi. — Confusion volontairement établie, à Paris, entre la révolte et l'établissement des élections. — Composition des États; les députés du Tiers cessent d'être librement élus sous Louis XIV 171

États de Provence. — Assemblées de communautés, procureurs du pays; le « chaperon d'Aix». — Budget de la province, cadastre public. — Défauts du particularisme. — Révolte de Provence, en 1630, — Les Cascaveous blancs et bleus; désordres et pillages. — La cour doit céder; ses rapports avec la province demeurent difficiles. — La France forcée d'abdiquer la liberté pour conserver la royauté.

États de Daupiiiné et de Bourgogne. — Leur gestion; ils corri;;ent les abus du pouvoir central. — Suppression des Etats de Dauphiné, en 1628. — Autonomie de certaines fractions de province; Etats de Bresse, d'Auxonne; assemblées de diocèses du Languedoc. — Richelieu respecte le rôle administratif des États 177

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