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la dose matinale, sera absorbée, toujours par demi-verres, vers quatre heures de l’après-midi.

Lorsque Puzzichello possèdera un embouteillage perfectionné, on pourra user de son eau à domicile, car le transport ne l’altère pas. L'expérience suivante, rappor-

. tée par le docteur Zuccarelli, est assez convaincante à ce sujet. «En mai 1985, différentes bouteilles avaient été, et - Sans aucune précaution, remplies d’eau sulfureuse. Au

mois d’octebre 1908, c’est-à-dire plus de trois ans après, M. Gentil a vérifié ces échantillons et y a encore retrouvé 0.0403 d'hydrogène sulfuré ».

L'action physiologique de cette sulfurée calcique est des plus intenses. Nous avons entendu lui imputer bien des troubles gastro-intestinaux, notamment des débacles.

diarrhéiques ; mais, renseignements pris, les malades, - ainsi affectés, avouaient avoir absorbé une dose triple de - la normale. Bue sans exagération, elle est très digestible

et plutôt apéritive ; d’ailleurs, le soufre qu’elle contient

- semble ne pas être étranger à l’antisepsie intestinale qui

se produit. Ce soufre, sous forme d'hydrogène sulfuré, est

- en grande partie éliminé par les émonctoires broncho-pul- - monaires, fluidifiant ainsi les sécrétions de l'arbre respira-

toire. Cette action hypercrénique se manifeste encore sur Ja peau par des secrétions plus abondantes et sur l'appareil urinaire par une bienfaisante diurèse. Le système circulatoire ne peut qu'être stimulé,devant ce relèvement général des échanges nutritifs ; disons cependant que l’eau de

Puzzichello a des effets quelquefois congestifs, puisqu'elle

provoque souvent le flux hémorroïdal ou menstrue:. D'ailleurs, retenez plutôt l’opinion de Constantin James,

- qui dit que « cette eau paraît douée d’une grande éner- - gie. Bue à la dose de plusieurs verres, elle éveille l'ap-

pétit, produit une sensation agréable de chaleur qui se

répand sur toute la périphérie du corps, accélère le mou-

vement du sang, et augmente les sécrétions. Chez quelques malades, elle purge légèrement les premiers jours ».

LÉ

Indications. — Contre-indications

Toutes les affections, dépendantes de l’arthritisme, sont justiciables des eaux de Puzzichello, et cela d’une façon générale.

Elles donnent d’heureux résultats :

1/ Dans les affections chroniques de l'appareil respiratoire. — (Pharyngite, laryngites chroniques simples, les bronchites tendant à la chronicité, la bronchectasie, l’'emphysème pulmonaire, la tuberculose au début à forme apyrétique).

2/ Dans l’entérite chronique. — L'eau doit être alors absorbée en petites quantités, en fractionnant les doses.

3/ Dans divers états diathésiques. — (Rhumatisme et goutte chronique ; la syphilis, en ce sens que cette eau minérale est un adjuvant utile de la cure mercurielle).

4/ Dans les infections diverses génito-uriraires. — (Blennorhagie, cystite chronique, métrite et leucorrhée).

0/ Dans les Dermatoses. — C’est là la grande spécialisation des eaux de Puzzichello.

Les observations de sujets, guéris complètement et en peu de temps, pourraient être cités par milliers; nous mêmes, nous avons pu constater l'effet merveilleux d’applications de boues sur des ulcères variqueux invétérés. Elles trouvent encore une brillante indication dans l’eczéma chronique (forme sèche et squameuse), dans l’acné, le pityriasis, le psoriasis, l’impétigo et la faronculose.

Leurs contre-indications seront les suivantes :

1) Toutes les affections aigues sans exception ;

2) Les maladies organiques du cœur, les affections de l'aorte ; l’artério-sclérose.

3) La tuberculose avec fièvre ou crachats hémoptoïques.

4) Chez les malades sujets aux congestions.

Ainsi on voit les multiples indications de l’eau de Puz-

zichello. Leur action est considérable et supérieure à celle de ses congénères, ainsi que l’affirmait Blanqui, qui disait dans un « Rapport sur la Corse à l’Académie des sciences morales et politiques » en 1838 : « Je crois pouvoir assurer à l’Académie qu’il n'existe en Europe aucu-

ne source comparable à celle de Puzzichello pour la guérison radicale de certaines affections invétérées et réputées incurables ». Constantin James n’a pas été moins conclfant, en constatant douloureusement que « si ces eaux offrent à la thérapeutique de très précieuses ressources, bien peu de médecins, même en France, savent seulement qu’elles existent ».

Modifications à apporter à la station

Tant que l’état actuel des choses persistera, il est évident que l’eau de Puzzichello ne pourra pas occuper, parmi ses congénères, le rang qu’elle mérite.

L'installation de l'établissement thermal est, en tous points, par trop sommaire. Les boues, d’une efficacité remarquable, sont mal utilisées. Les appareils à inhalations, à vaporisations, n’existent pas. L’exiguité des baignoires pour bains chauds est ridicule.

Ainsi tout est à faire, sinon à refaire.

Et l’on peut être certain que, lorsque l'Etablissement comprendra des salles d’hydrothérapie, de massage, d’inhalation, de humage, des piscines, des salles de bains plus modernes, il est évident que Puzzichello pourra prendre l’essor qu’il mérite.

EAUX SULFURÉES SODIQUES

Avant d'étudier respectivement chacune d’elles, nous donnerons un tableau comparatif des eaux sulfurées sodiques les plus connues. En tête de ce tableau, nous placerons les sources de la Corse, suivant l'échelle descendante des températures et surtout du monosuifure de sodium, ordre que nous suivrons pour leur étude respective.

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