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des fermentations nombreuses dont il est l’hôte habituel.
On observe une élimination surprenante d'hydrogène sulfuré par les voies respiratoires : d'où une propriété expectorante remarquable de ces eaux sulfurées ; cette élimination se fait aussi à la surface cutanée. Cet hydrogène sulfuré provient de la transformation quele monosulfure de radium subit au sein des tissus.
La formule urinaire subit d'heureuses modifications : le taux de l’urée est augmenté; chez les arthritiques on a de véritables débàcles d’urates. Parallèlement la quantité d'urine augmente très sensiblement, et cette diurèse ne peut qu'être favorable à la muqueuse vesico-uréthrale.
Enfin, l'élimination de l'acide phosphorique, moindre qu’à l’état normal, nous permet de ne plus être étonné de l’action de ces eaux sur les lésions osseuses.
Indications. — Contre-Indications
La multiplicité des indications de cette eau sulfurée sodique ne le cède en rien à leur efficacité dans chaque affection en particulier. Il existe des observations, aussi probanles que nombreuses, relatives aux cas suivants :
1) Affections chroniques de l'appareil respiratoire. — Laryngite et rhino-pharyngite; bronchite et pneumonie chroniques : dans l’asthme; dans la tuberculose initiale nettement apyrétique. Dans ces cas-là, les douches rhinopharyngiennes, les pulvérisations, les gargarismes, le humage, les inhalations seront un précieux complément de la cure en boisson.
2) Manifestations arthritiques. — La sciatique (recourir aux douches locales et au massage); les arthralgies ; le rhumatisme chronique (bains de vapeur), où-l’on a des résultats exceplionnellement heureux ; la goutte, dans les périodes atones (l’eau en boisson provoque des décharges d’urates).
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3) Traumatismes. — Cals vicieux (douches locales et massage) ; raideurs articulaires ; entorses ; plaies par arme à feu ; cicatrices succédant à des brülures.
4) Dermatoses. — Acné, eczéma chronique, furonculose, impétigo, prurite, ulcérations atones.
5) Affections uro-génitales. — Métrite chronique. cystite chronique.
. 6) Affections oculaires. — Conjonctive chronique et blépharites ciliaires,
L'eau de Pietrapola est contre-indiquée dans :
1) toutes les maladies aigues :
2) chez les cardiopathes et ies pléthoriqueset les artérioscléreux.
3) chez les tuberculeux avec tendance aux hémoptysies.
4) enfin, chez les diabétiques.
Pourquoi cette station, fréquentable toute l’année, dont l'eau est d’une puissance remarquable, pourquoi est-elle encore dans un tel état de délabrement ? Pourtant les vertus thérapeutiques de cette eau sont incontestables, et, ilestincompréhensiblequel’on laisseinutiliséeuneressource pareille, qui rendrait la santé à bien des malheureux. Le docteur Donné disait, en 1852 : « Voilà la source minérale la plus riche et la plus chaude de la Corse; aussi les Romains y avaient-ils construit des thermes dont on retrouve les ruines. Il n’y a pas moins de sept sources à Pietrapola, et l’on peut y donner jusqu’à deux mille bains par jour ; leur température varie de 40 à 60 degrés. A l'inverse de beaucoup d’eaux sulfureuses, elles ne paraissent ni excitantes, ni stimulantes ; elles calment le pouls et réussissent dans les affections des organes digestifs, dans les affections nerveuses ». Et, Constantin James est légitimement plus élogieux encore : « Les eaux de Pietrapola, disait-il, sont des eaux tout à fait de premier ordre, qui joignent à des propriétés adoucissantes, une ac-
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tion éminemment fondante et détersive. Ajoutons que, pour arriver à des résultats thérapeutiques aussi remarquables, on n’a disposé que d'appareils balnéaires encore incomplets et de ressources matérielles tout à fait insuffisantes.
« Or que serait-ce, si l’on établissait là un hôpital civil ou militaire, ou si les eaux étaient exploitées par une de ces compagnies puissantes qui font la fortune des thermes en même temps qu’elles font la leur: L’abondance de ces eaux met à même de tout entreprendre et leur efficacité merveilleuse permettrait de tout réaliser.
« Aussi quand je voyais à Pietrapola des ruisseaux tout entiers d’eau minérale aller se perdre dans l’Abbatesco, sans profit pour personne, je ne pouvais m'empêcher de songer à Barèges, où par suite du faible rendement des sources, on en est réduit à alimenter les piscines avec de l’eau qui a déjà servi pour les douches ou les bains de baignoires ».
Modifications à apporter à cette station
Bien de l’eau va, aujourd’hui encore, se perdre dans le torrent, et cela à cause d’un captage défectueux, complètement à refaire.
Il est regrettable qu’on n’ait pas songé à créer : une installation hydrothérapique, des douches locales, des salles d’inhalations, de humage, des piscines plus grandes, des bains de vapeur, et enfin « un établissement moderne confortable qui permettra aux nombreux malades, étrangers ou insulaires, de séjourner à Pietrapola et d'y faire un traitement rationnel et complet ».