‹ Richesses Thérapeutiques de la CorseChapitre 29 sur 42 · CHA IDC RE MER RS · texte numérisé non relu

CHA IDC RE MER RS

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Modes d'Emploi. — Mode d'Action physiologique

On devrait se rendre à Guagno du 1° juillet au 1° octobre : on peut y faire alors simultanément la cure d’air et la cure d’eau.

Les modes d'emploi sont les mêmes que ceux de l’eau de Pictapola ; mais ici leur mise à profit est plus grande, vu que l'installation est infiniment supérieure et tous sont rendus méthodiques par la direction d’un médecin, attaché à l’établissement.

Balnéation dans des baignoires plus spacieuses ; bains de piscine à eau courante (ce.qui permet d'utiliser au maximum la radio-activité. de cette eau), d’une durée de 20 à 25 minutes et à une température de 35° ; douches générales au moyen d'appareils tout modernes ; bains de vapeur dans l’étuve à 3%, de 12 à 15 minutes. La médication externe, on le voit, réunit toutes les conditions nécessaires pour assurer des succès souvent inespérés.

Quant à la médication interne, elle est constituée par la boisson, qui se prescrit comme pour Pictrapola et pour toutes les autres eaux sulfurées sodiques chaudes de la Corse. Cependant l’eau plus légère de la Goccia peut se boire aux doses quotidiennes de 8 à 10 verres.

Son action est analogue à celle des eaux de Pictrapola. Mais la Goccia est destinée plus particulièrement aux affections stomacales et aux affections oculaires (elle est dite aussi « source des yeux »).

Les indications et contre-indications sont les mêmes que pour la source précédente. On peut trouver aux Archives médicales de l'Etablissement des milliers d'observations ainsi que des rapports et des statistiques favorables, dressés par les médecins de l'Hôpital militaire de Guagno.

Guagno n’est ni plus, ni moins efficace que Pictrapola ;

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mais la première eau minérale a pu donner une idée plus exacte de sa valeur médicale, grâce à l'installation presque complète de l'Etablissement qu’elle dessert. Guagno a, comme Pictrapola, ses admirateurs.

Ainsi, Volney, dans son étude sur la Corse, écrivait : « Une autre source, non moins célèbre, est celle de Guagno. Si l’on formait soit là, soit au Fiumorbo, un établissement commode et bien dirigé, il procurerait des secours jes plus précieux, non seulement à la Corse, mais à l'Italie et à tout le midi de la France. »

Et le docteur Sédillot, est: il moins admiratif ? « L’Etablissement thermal de Guagno, dit-il, offre d’excellentes conditions de traitement et de salubrité pour les malades dont l’état de santé réclame l’usage des eaux thermales sulfureuses. s

« Ce ne sont pas seulement les hommes atteints de rhumatismes, d’arthvites traumatiques chroniques et surtout de dermatoses, qui y trouvent leur guérison; ce seront tous les militaires épuisés par les cachexies paludéennes et les fatigues de lointaines expéditions qui y recouvreront la santé ».

Modifications à apporter à cette station

Elles sont insignifiantes. Cependant on devrait acquérir des appareils pour pulvérisations et humage, et. pour douches locales (nasales, pharyngiennes, ascendantes, vaginales).

Mais pourquoi donc ne pas rénover l'Hôpital militaire ? Ces ruines semblent être de tristes commentaires de l'ingratitude humaine : avoir abandonné Guagno, de qui on avait obtenu tant de guérisons ! Hormis la question sentimentale qui laisse généralement les gouvernants intangibles, ce que les pouvoirs publics ne devraient plus tolé-

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