SCÈNE II LES PRÉCÉDENTS, MADAME DE NOAS
Madame de Noas.
Qu'y a-t-il ?. . . Monsieur. . .
Julie.
Monsieur apportait un volume qu'il croyait avoir été perdu par Madame, et je lui expliquais que c'était un griffon et non un livre que nous avions égaré. [Bas.) Méfiez -vous; il a l'air de méditer quelque chose. . .
M, DuTALis, à part.
Qu'a-t-elle à me regarder, la petite soubrette ? (Haut.) Madame, j'ai à me faire pardonner de vous avoir troublée sans raison, lorsque je croyais, au contraire, vous rendre service.
Madame de Noas.
Il y a un malentendu, en effet, mais je ne vous sais pas moins gré de votre empressement. J'ai perdu, au Parc Monceau, une petite chienne à laquelle j'ai l'enfantillage de tenir beaucoup, et j'ai fait publier une annonce dans le journal. . .
M. DUTALIS.
Le Gil-Blas ?
Madame de Noas.
Oui, Monsieur, pour promettre une récompense à qui me la ramènerait.
M. DUTALIS.
Tout s'explique, Madame. Le livre a été perdu au Parc Monceau, également, par une autre personne qui doit habiter la même maison. Celte coïncidence fortuite, la ressemblance des initiales dans les deux annonces, les explications embrouil-