‹ Rideau a huit heuresChapitre 60 sur 75 · SCÈNE II LES PRÉCÉDENTS, MADAME DE NOAS · texte numérisé non relu

SCÈNE II LES PRÉCÉDENTS, MADAME DE NOAS

Madame de Noas.

Qu'y a-t-il ?. . . Monsieur. . .

Julie.

Monsieur apportait un volume qu'il croyait avoir été perdu par Madame, et je lui expliquais que c'était un griffon et non un livre que nous avions égaré. [Bas.) Méfiez -vous; il a l'air de méditer quelque chose. . .

M, DuTALis, à part.

Qu'a-t-elle à me regarder, la petite soubrette ? (Haut.) Madame, j'ai à me faire pardonner de vous avoir troublée sans raison, lorsque je croyais, au contraire, vous rendre service.

Madame de Noas.

Il y a un malentendu, en effet, mais je ne vous sais pas moins gré de votre empressement. J'ai perdu, au Parc Monceau, une petite chienne à laquelle j'ai l'enfantillage de tenir beaucoup, et j'ai fait publier une annonce dans le journal. . .

M. DUTALIS.

Le Gil-Blas ?

Madame de Noas.

Oui, Monsieur, pour promettre une récompense à qui me la ramènerait.

M. DUTALIS.

Tout s'explique, Madame. Le livre a été perdu au Parc Monceau, également, par une autre personne qui doit habiter la même maison. Celte coïncidence fortuite, la ressemblance des initiales dans les deux annonces, les explications embrouil-

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