SCENE IX
7 (La scène fait voir la demeure de RiBt à St-Vital.
(Marguerite assise sur un sofa et paraissant faible. La mère de Riel debout près d'elle. Les deux enfants semblant reposer sur chacun une chaise berçante.) |
MARGUERITE.— Ecoutez, maman, vous ne sauriez croire combien jé serais contente si, à la place de l’arrêtde mort, on venait m'apporter, ce soir, la nouvelle que la sentence est commuéé ! | :
LA MÈRE DB RIEL.—Oh ! que je serais soulagée. Pauvre Louis, demain soir, seras-tu encore vivant ? À
MaRGUERITE.—Est-ce réellement la dernière nuit qu’il doit passer sur la terre ? je
LA MÈRE DE RIEL.—Au moins, si nous l’avions au milieu de nous ; il nous verrait, il nous parlerait, il nous embrasserait, et, ces pauvres petits enfants, comme il serait heureux de les caresser encore. |
MarGvERITE.—Ah ! maman, que je suis mal à mon aise !.. je préfèrerais mourir plutôt que d'entendre dire que son exécution va avoir lieu demain.
LA MÈRE DE RIEL.—Quelle nuit sombre pour nous ! Quelle triste matinée! Oh! mon Dieu!
(Elle pleure.)
MARGUERITE.—Maman ! que je souffre ! je suis si faible...
LA MÈRE DE RIEL.—Vraiment, je voudrais savoir ce qu'on a décidé ! Louis va-t il nous être rendu demain, oui ou non ?
MARGUERITE.—On va avoir des nouvelles |