SCENE V
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: Esparr- VOYAGEUR, GobLET, PARISIEN. |
gr HUE (en: entrant). —Allons ! Allons, voilà bien. Esprit-Voyageur. On le voit partout, ce gaillard-là.
Esprir- VoyAGEuR.—Eh oui !. . - jusque dans les barils de whisky,
Gouset.— C'est une bien bonne liqueur, poux en tuer plusieurs. Nous ne sommes poue en trais de badiner,. pour le moment RS
SPRIT-VOYAGEUR,—-Non !... vous, verrez tout à l’heure que je vous mettrai ben en éran. k
Gouer.—Ca dépendra... Ecoute; Parisien,
parlons sérieusement. Si tous ces étrangers,
pleins de haine contre nous, ne s’introduisaient pas au milieu de nos frères métis, combien nous serions heureux dans notre immense pays!
PARISIEN.— C'est bien vrail.. Que/de plaisirs nous donnent nos belles forêts remplies de tant de sortes d'oiseaux et d'animaux! :,::: 7 GouLeT.—QOui !'tous ces animaux à fourrures, comme la loutre,.le castor, l'hermine, la marte, nous permettent de réaliser des revenus qui nous eident à faire face aux œisères de la vie. …. Panisien.-—Toules ces verdoyantes prairies où courent-encore des buffles, où:nous respirona un air,si pur, et où nous avons -tant.de liberté: tous nos saints missionnaires avec leurs çruciix, leurs: églises, leurs . autels, leurs. chants, eurs touehantes , cérémonies religieuses, combi
toutes ces choses nous font trouver la vie douce
et:agréable ! Sans compter toutcela, il.nous est permis de choisir les terres . que nous: voulons cultiver. N'est-ce pas vrai que nous, sommes.à même d'avoir toutes sortes de satisfactions ?.. ;': --GouLer.-Je l'avoue bien, et nous. devons en remercier la divine, Providence. Mais, lorsque je vois tous ces étrangers. profaner nos prairies vierges, dont ils:ont l'audace de se, cansidéren comme les maîltes, lorsque je regarde ces immigrants du Haut-Canada qui se croigné plus intelli. Era et plus forts.que nous; et qui, n'hésitent pas
e nous maltraiter de la façon la plus révoltante, je ne peux m'empêcher de penser,que nous ne serons pas longtemps heureux. 12 si Panisiex.—Goulet, il n’ÿ.a.pas. à se diseimuler!... ces gens-là se conduisent, si,mak par rapport à nous, ils affichent une arrogance si opposée à la paisible possession de nos propriétés,
üe foncièrement nous achevons ies beaux jours e notre existence. Ê LU HR E6 EsPriT-VoyAGEUR. — C'est bon pour: vous autres !.. Vous nous maganeztrop des fois, vous ne tenez pas aësez à ce que nous restions’ avec vous autres. Fan tete Gouter.—Allons,; Esprit- Voyageur, tu: es réellement parti sur le train de radoter aujourd'hui. Pourquoi êtes-vous tous ensemble si paresseux? Vous ne voulez que la: chasse ; et, encore, quand vôus avez de quoi vous nourrir pour une journéé, vous ne pensez pas au lendemain. Vous êtes trop fainéants pour vivré avec nous autres. Lorsque vous avez sous vos pieds un sol si riche, pourquoi n’en prenez-vous pas, comme nous, une certaine étendue pour y travailler et vous faire un bon petit chez-vous ? C’est ainsi que font les hommes de cœur: Vous ne cherchez que les bois et vous ne vous y plaisez qu'à dormir à l'ombre des arbres. C’est bien ! allez et restez-y ! Nous écoutons nos missionnaires. Nous nous faisons baptiser d’abord, nous tâchons ensuite de cultiver et d'améliorer les terres que nous nous choisissons. C’estaïinsi que nous formons des paroisses, des villages, des villes, dominés par le clocher de nos témples ; oui, c'est ainsi que nous nous agrandissons et ue nous nous mettons au rang des nations civilisées . GRR) FRE a EsrritT-VOyAGEuR.—Vous parlez ben pour un métis... Mais, avant que les blancs nous chassent tous, je me rendrai auprès des barils qui sont là-bas, et soyez sûrs que je les viderai avant de partir. #3 BLE y (Lu * GOULET.—Continue encore sur le ton de plai-