‹ Riel: tragédie en quatre actesChapitre 10 sur 67 · SCENE XI · texte numérisé non relu

SCENE XI

LES DEUX PRÉCÉDENTS ET ÔN MÉTIS.. à

Un Ménis (il/entre vite).—Maintenant, ‘vous ‘ autrès, prenez garde ! Vouis avez cru faire unbon

coup en vous rangeant du côté des habits rouges ! Vous n'avez rien gagné |

Esrnit-VoyaGEur—Je ne suis pas aller Îà, pan tout ! j'ai resté icite !

Esrntr- ÉnnANT.—Pas vrai, toi venir me diré avoir tiré ben gros contre les soldats de Riel...

Esrnir-VoyAGEUR.—ÆEh ben ! moi, à mon taur, te dire pas vrai?.. toi venir me dire que tun'as, pas vu moi là-bas tirer—chique. ts

Un Méris.—Ecoutez | cessez cette chicane qui. m'ennuie. Je vous avertis de faire attention à vous autres. C'est mieux de vous eu allez dans le fond du bois. Dans le. moment, si je voulais, je pourrais.vous mettre en charpie!. . ‘Mais j'ai pitié de vous autres !.,.(Les sauvayes font des menaces.) Ne faites pas de menaces, etepprenez qui je suis, Vos: habits rouges, au commencement, «m'ont, pris comme prisonnier. Je me suis défendu.

comme un lion, pour me débarrasser d’eux, et . j'ai tant fait des pieds et des mains que j'ai: pu: . m'enfuir. Alors ils m'ont poursuivi pour. me tuer. Mais je.leur ai riposté si courageusement qu'une-de mes balles a flambé la cervelle. à: Satherland, un jeune métis écossais plein -de:; valeur, Pensez-vous’ maintenant que je serais cffrayé de vos menaces? :: à 4

EsrriT-EnnanTt.— Vous : êtes un brave, nous” sommes à vos ordres.

Un Méris.—Allez dire à tous ceux qué vous.

rencontrerez que Riel leur ordonne de se tenir tranquilles, de.ne plus écouter les perfides con-: seils des habits rouges. Allez leur apprendre . que les soldats de Riel ont amené comme prisannicrs le major Boulton avec 48 de ces’hommes. (Esprit- Errant et Esprit-Voyageur sortent)

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