‹ Riel: tragédie en quatre actesChapitre 20 sur 67 · LD · texte numérisé non relu

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PARENTEAU.—Misérable! traître! brute! tu as la forine humaïine, mais tu'es plus bas que toutes les brutes ! tu as l'âme assez dégradée pour vouloir faire tomber 5,000 piastres dans ton gousset en meltant les pieds avilis sur le cadavre d'un brave comme Riel! ton avilissement n'’attéindra jamais les hauteurs où ce: héros s’est élevé ! EÉloigne-toi de ces lieux, vil assassin ! Apprends qu'il y a longtemps déjà que ta proie n'est plus à ta portée. Tu n'auras jamais les moyens, ni le courage, ni la force de franchir la distance qui le sépare de ta dégoûtante cup dité. Disparais d'ici ! Le fait seul de te regarder nous abaisse !

L’ASsASSIN.—M. Parenleau, je me rappelle de vous”‘avoir vu.. je vous reconnais! vos

aroles sont dures, mais elles me font monter la honte au front !

PARENTEAU.—Tant mieux! On peut vous ramener au repentir.

L'assassiN.-- La passion nfa aveuglé et a étouffé en moi les plus nobles sentiments ; mais vous me faites revenir à moi-mêmel!.. je vous confesse mon péché et je demande pardon ‘à Dieu et à ma pairie. :

PARENTEAU.— A tout péché misécorde ! Votre repentir vous rétablit dans notre considération. Venez avec nous au Fort. Là, vous allez briser cette arme qui est votre opprobre, et vous jetterez au vent ce plomb et ces balles qui proclameront au monde leur impuissance d'atteindre le libérateur de notre patrie aujourd’hui enpleurs.

Ensuite vous nous révélerez toutes les circons-

tances qui vous ont entraîné dans un tel égarement. {Ils.sortent tous.)

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