‹ Riel: tragédie en quatre actesChapitre 32 sur 67 · SCENE XI · texte numérisé non relu

SCENE XI

LE MÈME, VENDAL.

VenvaL.—Bien, mou brave Langevin, préparetoit La guerre me semble inévitable ? Non pas que Riel veut que les premiers nous'eommeu tions l’allaque, mais il S'attend que les soldats du gouvernement vont ouvrir le feu !

LANGE VIN.—C'est-i vrai, oh mou Dieu !

VENDAL.—Depuis des mois, Riel nous fait pétitionner sans suecès…. . ‘

LANGEViN.—Tiens ! il faut espérer !

VenbAL.-—Et il attend en vain la commission oflicielewent chargée de venir régler nos réclaimations. ‘

LANGE vVIN.—T'u vois ben, il faut atteudre !

VeEnNbaL.—Oui ! et, peudaut que les ministres diflérent-le départ de cette commission, ils vendent à des spéculaleuts apparenant à une société de colonisatiou la paroisse de St-Louis de Langevin. .

LANGEVIN.—C'est pas mouë, ni toué, laissons faire ! -

- Th — .

VENvAL.—Terrain de l'église, chapelle, terre de l'école, 33 propriétés ont été arrachées aux familles métisses de cette paroisse, et ça Le touche si peu!

LanGevin.—(Ça me frotte pas comme du plomb, toujours’ ben !

Venvar.—Ces pauvres familles se sont toutes soulevées, daas leur indignation.

LasGevin —Ron ! elles veulent se faire casser la mâchoire ! J

VennaL.--Ce soulèvement à gagné ‘tous les environs de Prince Albeñt.

LANGEVIN.—Muis sont-ils sérieux !

Vékoaz.—Un grand nombre de métis sont déjà réuuis dans be fort ; ils font des assengblées pour protester contre le’ gouvernement qi. retarde toujours d ‘envoyer la commission, nommée officiellement le 28 janvièr dernier. Déjà ils sont sous les armes.

LanGEvin.—C'est ça ! ils vont finir par être: cause qu'il me faudra aller en guerre |

VenDaz.—Mgr Grandin, le père André et Riel ne cessent de leur recommander la modération. ‘ LANGEvVIN.—-Ah! que c'est ben ça! pourquoi :

pas les écouter ? ,

VenDaL.—Oui, mais Lawrence Clark vient de nous assurer que la police à cheval, connaissant ce qui se passe dans Prince Albert, se propose de s'y rendre pour faite des arrestations. Riel a jugé opportun de nous tenir sur la défensive. Il croit que nos démonstrations armées vom empêcher la police montée d'entamer les hostilités. C’est pourquoi il nous ordonne de tous nous unir comme un seul homme. Û

LANGEVIN.—Ça va sfler loin, je le vois ben. .

VENDAL.—Pour moi, je crois que nous allons nous battre ! ({{ prend Langevin par le bras.) Oh ! viens te montrer homme.

LanGeviN.— Ne fais donc pas le brave !

VanDaz.—Vitef avance! nous avons appris, de plus, que le major Crozier, rouge de clère parce que Dumont a forcé McKay de rebrousser chemin avec ses proxisions, s’en vient à la tête d’une centaine d'hommes, à la rencontre de ce brave qui n’en aura pas peur, sois-en sûr.

LANGEYIN (1{ résiste). —Laisse-moi àller !. :

VENDAL.—Tu vois que nous sommes en quelque sorte poussés sur le champ de bataille. Oh! viens avec moi ! (Langevin fait un bond et prend la fuite, il sort ; Vendal court pour le -rejoindre.)

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