‹ Riel: tragédie en quatre actesChapitre 47 sur 67 · DA · texte numérisé non relu

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Le Gen». CAmPBEeLL.—Oui, buvez d’abord, ce sera mon tour ensuite.

Le GEnDp. CaRON (4 prend un coup à même de la Bboutetlle),—Ah ! sacré que que c'est bon! un petit coup, c’est doux! Tenez, Campbell, (&{ lui passe la bouteille), ah! que ça fait du bien ! Les ministres d'Ottawa devraient en regurgiter un peur il y a là de quoi les mettre en train de nous

ébarrasser, au plus coupant, de notre visionnaire. it

LE GEND. CAMPBELL (il ingurgite une : bonne dose).—C'est vrai, Uaron, cette bonne liqueur leur donnerait un peu plus de ton. (/! remet la bouteille à Caron.) | "

LE GEND. CARON (en prenant la bouteille, il chante).—Encore un petit coup de piton, pour nous remettre à la raison (bis). L

LE GEND. GamPBeLc.—Réellement, Caron, vous savez aussi bien boire qu'un honorable Cauchon avait la bonne manière de manger. Mais, étoutez, vous n'apprendriez rien à Sir Joha sous ce rapport-là.

RIEL (1{ s’avance un peu en avant faisant entendre le bruit de ses chaînes, il se met à genoux, les gendarmes le regardent tous). —Mon Dieu, jé suis un pauvre pécheur ! Ayez pitié de moi, selon votre infinie miséricorde ! Pardonnez-moi mes péchés, comme je pardonne à tous ceux qui me

nt du mal. Seigneur, je me repose en vous:

soutenez-moi, sans cesse, au milieu de mon abandon et de mes souffrances, donnez-moi la force de boire jusqu’à la dernière goutte, le fiel de la haïne inexorable de mes ennemis. (/{ se lève’et marche.) , Lo ee

Le Gew0. CAMPBELL.—Cessez vos lamentations,

“hypocrite, :

LE GEND. BOWELL.—Oh1 ne: nous .occupons donc pas des'lubies de ca misérable! à :

Le GEND, CAMPhELL.—Ce visionnaire m'ennuie, parbleu ! LE - Le

Le Gen. BoWELL.—C'est tout son plaisir, en attendant le jour de son égorgement. : :

Le GEND. CAMPBELL.— Mais, quand. done, nos aristocrates animés de l'esprit britannique vontils le suspendre aux bras noirs de la potence?

Le Gen. Bowert.—Bientôt, Campbell, car il a fait peur aux anglais.

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