‹ Rig-véda, ou, Livre des hymnesChapitre 110 sur 156 · ÉLOGE DE LA BIENFAISANCE · texte numérisé non relu

ÉLOGE DE LA BIENFAISANCE

1 . I^s Dieux ne nous ont point condamnés à k faim y ni à la mort ; car les humains ont une ressource dans (la maison) du riche. L'opulence de r homme bienfaisant ne périra point. Le méchant ne trouve point d'ami.

2. Quand le riche se fait une âme dure pour le pauvre qui demande à manger, pour l'indigent qui l'aborde , quand il garde tout pour lui , il ne trouve point d'ami.

3. L'homme bienfaisant, bon pour le malheureux qui a faim et qui vient dans sa maison , trouve de rhonneur dans le sacrifice et des amis parmi les autres.

4. Ce n'est point un ami que celui qui refuse à manger à un ami son commensal. Qu'on s'éloigne de cette maison étrangère ; qu'on cherche un autre maître plus obligeant.

5. Que le riche soulage celui qui a besoin, et qui trouve la route trop longue. La fortune tourne comme les roues d'un char, et visite tantôt l'un et tantôt l'autre.

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SECTION VIII. 4o3

6. Je le dis en vérité : le mauvais (riche) possède une abondance stérile : cette abondance est sa mort. Il ne sait honorer ni Aryaman ni Mitra. C'est un pécheur invétéré , qui mange tout (son bien).

7. Mais le soc de la charrue , ouvrant sa voiefë* conde à travers les guérets, augmente Taisance du (bon) riche. Le prêtre instruit est plus respectable que le (prêtre) ignorant. Le bienfaiteur généreux doit remporter sur (l'avare) égoïste.

' 8. Celui qui n'a qu'un pied va plus lentement que celui qui en a deux. Celui qui a deux pieds court moins vite que celui qui en a trois. Celui qui a quatre pieds dépasse promptement les autres en marchant sur leurs traces.

9. I^es deux mains se ressemblent, et ne font pas la même œuvre. Deux vaches , qui ont été mères en même temps , ne donnent pas le même lait. Deux frères jumeaux ne possèdent pas la même force. Deux hommes , quoique du même sang, ne sont pas paiement généreux.

Auteur : Bhikchoii, fils d'Angins^ mètrês, I>jagati, Trichtoubh.

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4o4 BIG-VÉDA.

HYMNE XIII

A AGNI

1 . O Agni , (Dieu) aux œuvres pures , tu brilles parmi les mortels sur ton foyer, et tu donnes la mort au méchant.

a. Invoqué par nous, tu te lèves devant le jus de la cuiller (sacrée) , qui fait ta force et la joie.

3. Agni brille, appelé par nous, et chanté par nos hymnes. Sa tête est arrosée par la cuiller (sainte).

4. La face d'Agni est couverte du miel de la libation. A notre voix , il fait éclater ses trésors.

5. O toi qui portes l'holocauste , tu es chanté et allumé par les Déifos. Cest toi que les mortels invoquent.

6. O mortels, honorez avec le beurre (sacré) l'immortel Agni, le maître indomptable de la maison.

7. O Agni, brûle le Rakchasa de ton invincible rayon. Brille, gardien du Sacrifice.

8. O Agni , que ta bouche dévore les malfaisantes Rakchasis. Resplendis au milieu des Ouroukchayas.

9. Les enfants d'Ouroukchaya t'ont chanté, ô (Dieu) digne de tous nos hommages. Ils ont, au

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SECTION \III. 4o5

milieu des enfants de Manou , allumé les feux de celui qui porte F holocauste.

Auteur: Ouroukchaya, enfant d^Amahiya; mètre , Gâyatri.

HYMNE XIV. /y//j

A INDRA

I. (Indra parle.) Oui, telle est ma pensée : je veux donner les vaches et les chevaux. Je suis enivré de soma.

a. De même que les vents remuent (les arbres), ainsi ces breuvages m'agitent. Je suis enivré de soma.

3. Ces breuvages m'agitent , de même que des chevaux rapides ( emportent) un char. Je suis enivré de soma.

4* La Prière est venue à moi, comme la vache vers son nourrisson. Je suis enivré de soma.

5. De même que le charron façonne son char, de même je réalise le vœu de la Prière. Je suis enivré de ^o/72a.

6. Les cinq espèces d'êtres ne m'ont*ils pas donné de (nouveaux) yeux, de (nouveaux) pieds? Je suis enivré de soma.

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4o6 RIG-VÉDÂ.

7. Le Ciel et la Terre ne m'onl-iis pas ajouté une aile de plus? Je suis enivré de soma.

8. Je suis plus grand que le ciel , que cette terre (que Ton dit) grande. Je suis enivré de soma.

9. Allons! je veux serrer la Prithivî (céleste) des deux côtés. Je suis enivré de soma.

I o. Oui, je veux brûler Prithivî, je veux la frapper des deux côtés. Je suis enivré de soma.

1 1 . Une de mes ailes touche au ciel } Tautre traîne en bas. Je suis enivré de soma*

i^. Je suis entouré de splendeur; je m'élève audessus de Tair. Je suis enivré de soma.

1 3. Orné ( par le sacrifice) , je viens prendre l'holocauste que je porte aux Dieux. Je suis enivré de soma.

Richi: Indra; mètres Gàyatrl.

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SEGTIOIf Vllf. 407

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