‹ Rig-véda, ou, Livre des hymnesChapitre 119 sur 156 · A YAMA · texte numérisé non relu

A YAMA

1 . Dans cet arbre merveilleux (87) , où lés Dé* vas laissent reposer Yama, le père (du sacrifice), le maître des nations nous attend , nous , vieux ( ministres de ses autels ).

2. Oui , il nous attend ; il nous accuse. Je l'ai vu aller de compagnie avec la méchante (déesse). J'ai osé lui adresser la parole.

3. « O Coumâra, on a vu le char nouveau qu'a formé la pensée, ce (char) qui n'a qu'un timon,

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43o ' RIC-VI£DA.

qui est sans roue, et accessible de tout coté. Tu peux y monter. »

4* « O Coumâra , tu le fais rouler avec les sages qui l'entourent. Les Chants lui servent de roues. Il se dresse tel qu'un vaisseau. »

5. Qui a enfanté Coumâra? qui a £aiit marcher son char? qui nous dira aujourd'hui par quel moyen on l'obtient (d'Yama)?

6. Dès qu'il est obtenu (d'Yama), il naît à la face (de tous). Son berceau touche à l'orient; il va s'évanouir à l'occident.

7. Telle est la demeure d'Yama, fondée par les Déi^as (38). Tel est le chant que le souffle du poète fait résonner en son honneur.

Richi : Coumâra , fils d'Yama; mètre ^ Anouchtoubh.

HYMNE XVII

A AGNI, VAYOU ET SOURYA.

I. L'être couronné de rayons (H9) (a trois formes) ; il porte le feu, il porte l'onde, il porte le ciel et la terre. Il est toute clarté qui frappe nos yeux ; il est l'astre que vous voyez.

a. Les divins Mounis (4o), dont les rayons servent de guides à Vâyou , se revêtent d'une noire

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SECTIOW VIII. 4^'

enveloppe. Us pénètrent (au sein du nuage), et suivent la direction du vent.

3. (Us s'écrient) dans leurs pieux transports : a Nous sommes les Mounis attachés aux vents. O mortels , vous voyez nos corps. »

4. LeMouni (des Vents) devenu Tarai des Dieux, et empressé de seconder leurs œuvres , marche avec TAir, jetant son éclat sur tous les corps.

5. Ce M ouni est le coursier du rapide Vâyou , et Tami dépéché par ce dieu. Il visite les deux mers, celle de l'Orient et celle de l'Occident.

6. L'être Rayonnant (4 î) est celui qui voyage sur la route des Apsarâs, des Gandharwas , des rapides sangliers (de l'air ) (4^^). C'est (aussi) le sage ami de la maison , l'auteur des sucs les plus enivrants.

7. L'être Rayonnant est (encore) Vâyou qui avec Roudraboità la coupe rem plie de l'eau (céleste), qui pour lui agite (l'air) et brise ce qui ne veut pas plier.

Richis : Les Djoûtis; mètre, Anouchtoubh.

HYMNE XVllI.

AUX VISWADÉVAS.

I . O Dieux , ( l'homme ) chancelle ; ô Dieux , vous le dirigez. O Dieux, (l'homme) commet des fautes; ô Dieux , vous le rendez à la vie.

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4!^a RIG-VJÎDA.

2. Deux Vents soufflent , l'un de la mer, Tautre du continent lointain. Que le souffle de l'un te donne la force; que le souffle de l'autre emporte le mal,

3. O Vent , apporte-nous le remède. O Vent, dissipe le mal. Tu possèdes tous les médicaments; tu es l'envoyé des Dieux.

4. (Le Vent parle.) « Je viens à toi avec le bonheur et la santé. Je t'apporte la force et la beauté; j'emporte la maladie. »

5. Que les Dieux , que les Marouts nous protègent. Que tous les êtres conservent ce (mortel) à l'abri de tout mal.

6. Les Ondes sont salutaires; les Ondes repoussent la maladie. Elles renferment toute espèce de remèdes. Qu'elles te donnent laguérison.

7 . Nousétendons vers toi nos mains qui sont comme ornées de dix rameaux. Notre langue exprime nos paroles; nous t'adressons une prière (43).

HYMNE XIX

A INDRA

I. O Indra, ces (Angiras) tes amis, qui portent (l'holocauste) et honorent Rita, ont déchiré (le sein de) Bala. A la prière de Coutsa , ils ont amené

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sEOTioir viïi. 433

les Aurores, délivré les Eaux , et (détruit) l'œuvre d'Ahi.

a. Tu as donné la liberté aux Vaches fécondes (du ciel), tu as fendu les montagpes (aériennes), tu as pris le miel (delà libation). Tuas fait pousser les arbres. A la voix de Rita , par Tœuvre d'Indra , le Soleil a brillé.

3. Au milieu du ciel le Soleil a lancé son char. L'Arya a pu se mesurer avec le Dasyou. Indra, allié de Ridjiswan, a brisé les villes de Piprou, cet Asoura magicien.

4 Invincible , inébranlable, il a rompu la force et détruit les trésors de l'impie. Tel que le Soleil qui (saisit) les mois, excité par nos chants, il s'est emparé des richesses de la ville (céleste), et de son arme éblouissante a frappé ses ennemis.

5. Le vainqueur de Yritra, n'ayant plus d'armée à combattre, distribue les dépouilles que sa foudre a conquises. L'ennemi a fui , efiBrayé par le tonnerre d'Indra; le Soleil accourt purifier (le monde), et l'Aurore a laissé son char.

6. Voilà tes exploits que Ton célèbre. Seul , tu as déchiré l'impie qui se faisait ton rival. Tu as soutenu dans les airs (l'astre) qui forme les mois. Par toi le (Ciel), père (du monde), retrouve le cercle de sa roue que (Vritra) avait fendu.

Jouteur : AngAkhya, fils d'Qarounâman; mètre, Djagati.

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HYMNE XX

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