‹ Rigobert, ou Faismoi rire comediedrame, en trois actesChapitre 10 sur 54 · COUTARD · texte numérisé non relu

COUTARD

Taisez-vous I

FLORA

le mourrai de chagrin.

GONTARD

Je vous le défends, et je vous ordonne d’oublier cet insensé.

. SATcnirrs.

Oh! oui, oubliez cet insensé!

RIGobert, a pari , avec désespoir.

Tu végéteras d'abord, a dit mon oncle.

GONTARD, à Flora.

Il est inutile de pleurer, vous ne m’attendrirez pas.

9ATÜRNÜS.

Oh! non. ne vous laissez pas attendrir; car je l’aime aussi , et je vous la demande celte main chérie, afin de mettre a ses pieds...

Il tombeaux genoux de Gontard.

Voilà qui est bouffon, par exemple !

' GONTARD

Mais tu n’es pas plus riche que Rigoberl

9ATURNGS.

J’ai une profession, moi.

GONTARD

Elle est jolie! garçon de ferme!

SATCRNC».

Mais je vous ai rendu de grands services : j’ai cultivé vos navets, vos carottes; j’ai gardé jusqu’à toutes vos vaches à moi seul !

GONTARD

Je t’ai payé, imbécile I

saturnus, à pan, en te relevant.

Veiiubeuf! on n'oblige que des ingrats.

RIGOBERT, a pan.

Ce refus m’a brisé lecteur... Àb! mais, c’est fatal, la brisure d’un eoeur 1

gontard, ù Flora.

Allons, rentrons au logis.

Flora, réjouis-toi... je crois que je le tiens. FLORA.

Qui T

Mon accident! {A Cornard.) Oh! que je vous remercie de ne pas avoir accueilli ma demande! ça h/a produit l'effet d'un affreux coup de poignard! je le béni» Il assure ma félicité.

GONTARD

Décidément, il est aliéné.

RIGORERT.

Nullement; Flora tous répliquera ce qui vous | parait nébuleux dans mon dialogue... Mais d’a- | bord, répondez-raoi... Vous ne me repoussez que parce que je suis pauvre, n'est-ce pas?

GONTARD

Oui... je veux que mon gendre ait un état honorable et lucratif ; ci puis, ce que je donnerai en dota Flora, six cents écus d'argent

Si j’avais tout cela...

GONTARD

Je te tendrais les bras.

Vous me les tendrez.

SATURltUS.

Me les tendriez-vous pareillement, s! j’avais...?

GONTARD

Oui.

SATURNüS.

Vertubeuf ! c'est à moi que vous les ouvrirez vos vertueux bras.

GONTARD

Comment ! jeune présomptueux, vous espérez réaliser... Mais il vous faudrait uu grand nombre d'années...

Il ne me faut qu'une minute peut être... à moins qu'il n’y ait du retard, ce qui est possible... Tenez, pour me mettre à mon aise, promettez-moi de ne disposer de votre Glle que dans trois mois, à dater de ce jour, et de me l'accorder si avant l’expiration du trimestre j'arrive avec les écus et l'état exigés.

9ATURN0S.

Faites-moi la même promesse.

GONTARD

J’y consens, par curiosité.

SATURNUS.

Le premier arrivé sera votre gendre.

GONTARD

C’est convenu.

RIGORRRT.

Alors, vous serez mon beau-père.

SATCRNUS.

Je serai votre beau-Uls.

Tu es trop laid, mon cher !

SATl'RNUB.

Vertubeuf! les calcul bourgs ne prouvent rien.

gontard, en iorianipar la droite.

Je voudrais bien savoir ce que vont faire ces deux gaiilards-là.

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