COUTARD
Taisez-vous I
FLORA
le mourrai de chagrin.
GONTARD
Je vous le défends, et je vous ordonne d’oublier cet insensé.
. SATcnirrs.
Oh! oui, oubliez cet insensé!
RIGobert, a pari , avec désespoir.
Tu végéteras d'abord, a dit mon oncle.
GONTARD, à Flora.
Il est inutile de pleurer, vous ne m’attendrirez pas.
9ATÜRNÜS.
Oh! non. ne vous laissez pas attendrir; car je l’aime aussi , et je vous la demande celte main chérie, afin de mettre a ses pieds...
Il tombeaux genoux de Gontard.
Voilà qui est bouffon, par exemple !
' GONTARD
Mais tu n’es pas plus riche que Rigoberl
9ATURNGS.
J’ai une profession, moi.
GONTARD
Elle est jolie! garçon de ferme!
SATCRNC».
Mais je vous ai rendu de grands services : j’ai cultivé vos navets, vos carottes; j’ai gardé jusqu’à toutes vos vaches à moi seul !
GONTARD
Je t’ai payé, imbécile I
saturnus, à pan, en te relevant.
Veiiubeuf! on n'oblige que des ingrats.
RIGOBERT, a pan.
Ce refus m’a brisé lecteur... Àb! mais, c’est fatal, la brisure d’un eoeur 1
gontard, ù Flora.
Allons, rentrons au logis.
Flora, réjouis-toi... je crois que je le tiens. FLORA.
Qui T
Mon accident! {A Cornard.) Oh! que je vous remercie de ne pas avoir accueilli ma demande! ça h/a produit l'effet d'un affreux coup de poignard! je le béni» Il assure ma félicité.
GONTARD
Décidément, il est aliéné.
RIGORERT.
Nullement; Flora tous répliquera ce qui vous | parait nébuleux dans mon dialogue... Mais d’a- | bord, répondez-raoi... Vous ne me repoussez que parce que je suis pauvre, n'est-ce pas?
GONTARD
Oui... je veux que mon gendre ait un état honorable et lucratif ; ci puis, ce que je donnerai en dota Flora, six cents écus d'argent
Si j’avais tout cela...
GONTARD
Je te tendrais les bras.
Vous me les tendrez.
SATURltUS.
Me les tendriez-vous pareillement, s! j’avais...?
GONTARD
Oui.
SATURNüS.
Vertubeuf ! c'est à moi que vous les ouvrirez vos vertueux bras.
GONTARD
Comment ! jeune présomptueux, vous espérez réaliser... Mais il vous faudrait uu grand nombre d'années...
Il ne me faut qu'une minute peut être... à moins qu'il n’y ait du retard, ce qui est possible... Tenez, pour me mettre à mon aise, promettez-moi de ne disposer de votre Glle que dans trois mois, à dater de ce jour, et de me l'accorder si avant l’expiration du trimestre j'arrive avec les écus et l'état exigés.
9ATURN0S.
Faites-moi la même promesse.
GONTARD
J’y consens, par curiosité.
SATURNUS.
Le premier arrivé sera votre gendre.
GONTARD
C’est convenu.
RIGORRRT.
Alors, vous serez mon beau-père.
SATCRNUS.
Je serai votre beau-Uls.
Tu es trop laid, mon cher !
SATl'RNUB.
Vertubeuf! les calcul bourgs ne prouvent rien.
gontard, en iorianipar la droite.
Je voudrais bien savoir ce que vont faire ces deux gaiilards-là.