SCENE VII
Il sort de la maisonnette i il ést rétu d'une grande robe
noire 11 a un.- perruque grue et un bonnet pointa;
il <!*-* InnMt. iqui lui pincent le ne», et il lient tous son
h. as une valise de voyage.
Maintenant, il ne me manque plus qu’un système de médication applicable à toutes les maladies... Chaque docteur a le sien; quel sera le mien?... La saignée, l’eau chaode, la purgation?... Non. rien de tout celai je ne veux tuer personne, moi... Mon oncle me disait souvent qu’on guéris-a-t plutôt l'imagination que la maladie... je lue contenterai de guérir l'imagination... J’administrerai a mes malades une petite poudre bien inoiTeosive, qui ne leur procurera ni ehaud ni froid, et je leur persuaderai qu’elle est très-efficace S’ils mo croient, ils se persuaderont qu’elle calme leurs souffrances... Il n’y a que la foi qui sauve; elle les sauvera... Ainsi, je suis guérisseur d'imagination... voilà mon système... Arec quoi coin poser ai- je ma poudre?... Je suis bien béte de nie casser la tète!... Du piètre fera parfaitement mon affaire : pris en petite quantité, ça ne peut pi» nuire... et c’est peut-être capable
de guérir, qui sait?... (Il çratte la muraille de la maisonnette, et reçoit le plâtre dans une bourse.) Maintenant, il ne me manque plusque des malades ..Quel est ce bruit?., un détachementde la garde du prince v ient de ce côté... Bonnes pratiques, ma foi! les militaires sonlordinairement doués de rhumatismes et d'autres infirmités... Je vais faire sur eux mon apprentissage.
Ili'iuinl sur le banc «I préparé sc» paquets de plâtre.