SCENE ni
LE CHEVALIER, LE COMTE, entrant par ta % droite.
LE COMTR.
Jéronimo Balbi m’a annoncé une bonne nouvelle... Charles-Emmanuel est perdu sans res sources.
Vous aussi, monseigneur, vous êtes perdu!
LR COMTR.
Moi?
LR CHEVALIER.
J’ai vu le marquis, et je sais pourquoi il a ordonné i l'astrologue de prédire que Rigoberl mourrait vingt-quatre heures avant son altesse.
LE CUMTR.
Expliquez-vous.
LE CHEVALIER
M. d'Arcano agi de la sorte péfrce que votre bouffon s'est vendu à lui.
LE COMTE
Il s’est vendu?... le traître!
LE CHEVALIER
Comprenez-vous ?
LR COMTE. |
Non, en vérité.
LE CHEVALIER
Rigoberl a sur le prince une influence que rien 1 ne peut détruire.
LE COMTE
C’est vrai !
Il dit en ce moment que vous êtes son ennemi mortel, que vous l’avez persécuté sans cesse, que votre présence lui est insupportable, qu'elle nuit à sa santé.
LE COMTE
Il demande mon exil !
LE CHEVALIER
Oui, monseigneur, et il réussira.
LE COMTE
Comment parer ce coup terrible?
LE CHEVALIER
Hélas! je l'ignore... Les affaires du marquis sont bien en régie...
LE COMTE
Que faire?.-. Tâchons de prouver que l’astrologue est un imposteur.
LE CHEVALIER
C'est facile... Rien ne nous empêche de nous servir de la lettre que le marquis a écrite à Jéronimo Balbi.
LE COMTE
Mais je lui en ai adressée une pareille, moi.
LE CHEVALIER
Je sais où le vieux renard les a cachées toutes les deux; je vais in'en emparer. Nous détruirons la vôtre, et vous remettrez à Charles- Emmanuel j celle du marquis. j
LE COMTE
Vous avez raison... Ah! monsieur d’Arcano, vous vous croyez triomphant!
LE CHEVAL1BR
Il faut autant que possible brusquer les choses, afin d'éviter les explications ; elles pourraient nous être nuisibles... Veillez à et que tout soit prêt pour l'arrestation du marquis... Nous profiterons de la colère du prince.
le comtb.
Vous êtes mon sauveur! mon bon ange!
LE CHEVALIER
Hélons-nous, monseigneur... le temps s'écoule
Le Comte sort par la gaurlie.