ASILE PAISIBLE
Fuyez, éloignez-vous d'ici, Ennui, chagrin, triste souci.
La Fontaine, Astrée, dernier vers.
Chevelure changeante où la Nature a mis, Pour les rêves capricieux de ses amis, Des décors variés; — renaissante parure Dont la forêt selon les mois se transfigure,
Revenez, le repos ne vous est plus permis. Voyez comment déjà travaillent les fourmis.
J'entends mon cœur, impatient de la verdure, La demander, de tous côtés, à la Nature.
Lorsque par la chaleur tous mes sens ahuris Et contre le grand vent toujours mal aguerris Ont senti que contre eux la lutte est impossible,
C'est grâces à l'abri de vos dômes mouvants Qu'ils jouissent, malgré le soleil et les vents, En tout temps, au Fréhaut, d'un asile paisible.