‹ Rimes d'un bisal̀eulChapitre 33 sur 75 · AER · texte numérisé non relu

AER

Du vent, qu'il se traduise en zéphyr ou tempête, La caresse suave ou la violence est faite De ce môme air fécond que l'on vient respirer Dans les bois, dans les champs, pour se régénérer,

Dans l'attente de son effluve qui délasse,

Je laisse ma fenêtre ouverte jour et nuit;

A mes côtés c'est comme un fleuve d'air qui passe

Et baigne en la frôlant la rive de mon lit.

Vent de la brise ou vent d'orage, Vent de douceur ou vent de rage, Qui chaque jour, matin et soir, Me dit bonjour ou bien bonsoir,

« Aer », nourrisseur de l'enfance Et des forces réparateur, De mes vieux ans, par ta présence, Prolonge encore la vigueur.

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