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LE PASSÉ

A Madame Jules Texier, née Bruand.

De ces anciens bosquets qu'ont parcourus nos pas, La splendide cité que vous fîtes construire, A supprimé les traces, mais n'empêche pas D'entendre au loin la voix de ce temps-là bruire.

Le trait d'union dont le cœur n'est jamais las, C'est celui du passé que rien ne peut détruire, Que le temps rend plus fort au lieu de le réduire Et qui ne disparait que devant le trépas.

Des jours vécus toujours il reste quelque image Par nous plus regrettée, et, pour lui rendre hommage Et la revoir, sans cesse on voudrait rajeunir.

i68 RIMES D'UN BISAÏEUL

il est doux d'évoquer du passé la présence, [pense, Quand on sent dans son cœur, chaque fois qu'on y Madame, n'être pas seul à s'en souvenir.

14 février 1900.

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