‹ Rimes de chez-nous [microforme]Chapitre 3 sur 15 · RS -O<E · texte numérisé non relu

RS -O<E

À mon intime ami Roch Landry

Sur ton piédestal, noble Crémazie, Tu vas raviver par ton buste fier, Désormais, l'amour cher de la Patrie,

Évoquant en vous les gloires d’hier.

Barde qui pleurais la grande souffrance Des valeureux tombés à Carillon :— Souris, bon poète, à la tendre enfance,

Les adolescents chérissent ton nom.

Passant près de toi, plus d’un petit homme, Curieux, surpris, s'écriera soudain : ‘Dis, petite mère, y fait-il un somme,

‘Ce soldat couché l’étendard en main ? ‘’

La chère maman en française fière, Dans un cri d'orgeuil lui dira : ‘‘Mon fils ! ‘Ce soldat couché, tenant sa bannière,

“Est un cœur vaillant mort pour son pays !

‘O0 mon chérubin, grave en ta mémoire, ‘Cette leçon que c'est ainsi qu’on meurt ‘Quand on aime son pays et la gloire,

Et qu'on a du vieux sang français au cœur !

‘Maintenant, regarde la noble tête, ‘Du buste, là-haut, dominant nos fronts...

‘Il est mort pour l’art, ce fut un poète !

‘Envoie un baiser, mon joli mignon.’”

Sur ton piédestal, noble Crémazie, O barde immortel ! inspire toujours Au canadien, la maxime jolie :

‘O Canada, mon pays, mes amours ! ”’

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À mon confrtre et ami Arsène Trudel

Dans le bois dépouillé les feuilles caracolent, Le bruit sec de leurs corps agace les échos ; Et le barde automral rime avec des sanglots, Le Vent, dont la chanson funèbre les affollc. :

Les pauvres feuilles qui sans rythme caracolent.

Les feuilles ont jonché les sentiers et les routes...

Où passaient, si joyeux, des couples en ébats— Recouvrant d'un linceul les empreintes des pas

Pour qu'aux prochaines fieurs. ils les retrouvent ioutes

Les feuilles ont jonché les sentiers et les routes.

Le vent pleure et gémit dans le bois sans feuillage, Il pleure doucement avec les oubliés

Qui, mornes, le front bas, tristement sont allés Revivre les espoirs brisés un jour d’orage.....,

Le vent pleure et gémit dans le bois sans feuillage.

[pleure dans mon soeur comme au bois solitaire... Aux lointains souvenirs des bonheurs disparus. Comme le nid désert, mon cœur ne chante plus

La chanson de la vie à l'heure ou l'on espère...

l pleure dans mon cocur comme au bois solitaire,

Dans le bois dépouillé les feuilles caracolent, Le bruit sec de leurs Corps agace les échos

. Et le barde automual rime avec des sanglots, Le Vent, dont la chanson funèbre les affolle.

Les pauvres feuilles qui sans rythme caracolent.

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