‹ Rimes et jeux de l'enfanceChapitre 171 sur 179 · a) Silence, silence, La queue du chat qui danse · texte numérisé non relu

a) Silence, silence, La queue du chat qui danse

Quand le chat aura dansé, Le silence sera-t-apaisé.

b) Silence — notre chien danse.

Côte-d'Or.

c) Silence — la poule danse, Le coq chante — sur une planche.

PES à

C’est la mère Angot,

Pisse, ma fille (bis),

C’est la mère Angot,

Pisse, ma fille, dans ton sabot.

La mère Angot a tant pissé Que son sabot est défoncé.

Seine-et-Oise.

Arlequin fit sa boutique

Sur les marches du palais.

Il enseigne la musique

À tous ces petits valets,

A monsieur Po, à monsieur li,

À monsieur chi, à monsieur nelle, À monsieur Polichinelle (1).

Petit arlequin, voulez-vous danser (bis) ? Un petit pâté je vous donnerai (bis).

— Je ne sais pas la cadence,

Je ne sais pas comme l’on danse,

Je ne sais pas danser.

On répète ce couplet en offrant chaque fois une chose nouvelle; loffre la plus agréable est enfin saluée par ces mots :

(x) Cette formulette, souvent chantée dans les Guignols de la capitale, est connue de tous les enfants.

Je sais bien la cadence, Je sais bien comme on danse, Je sais bien danser.

Paris.

b) Ronde. Père capucin, voulez-vous danser ? (bis) De belles sandales je vous donnerai (bis).

— Je ne sais point danser, Je ne sais point comme on danse, Je n’entends point la cadence, Je ne sais point danser.

Refrain en chœur :

Drôle de capucin, Hein ! hein | Drôle de capucin.

Père capucin, voulez-vous danser ? (bis) Une belle robe je vous donnerai (bis).

Etes ete.

Dans les couplets suivants, dont on peut augmenter le nombre presque à l'infini, on propose au capucin w# beau chapelet, une belle besace, un beau bâton, un beau bonnet, un beau cordon, un beau rosaire, etc. Le capucin répond toujours de la même façon sur un ton nasillard, jusqu’à ce

qu’enfin il soit entraîné dans le mouvement gé-

néral de la ronde.

Poésies pop. de la France. Mss. de la

Bibl. nat., t. IV, feuillet 405.

39. — a) Pipette, Jeannette, Ma jambe de bois, Ta mère t’appelle, Tu ne lui réponds pas, Tu trempes la soupe, Tu manges les choux, Tu trais la vache, Tu bois le lait doux.

Environs de Lorient.

b) Annette, criquette, Grande gique de bois, Ta mère t’appelle Au bas des champs; Tu ne lui réponds pas. Tu dresses la soupe, Tu manges les choux, Tu tires la vache ;

Et tu bois le lait doux.

Saône-et-Loire.

c) Perrette, Jeannette Aux jambes de bois,

Ta mère t’appelle,

Tu ne réponds pas; Elle trait la vache Qui mange des choux, Elle trait la vache

Et boit du lait doux.

Brest. Comm. par M. L. F. Sauvé.

d) Jeannette, Friquette, Jambe de bois, Ta mère t’appelle; Tu ne lui réponds pas.

Tu ajoutes (trais) la vache, Tu bois le lait doux, Tu trempes ta soupe,

Tu manges les choux.

Creuse.

40. — a) C’est demain dimanche, La fête à ma tante, Qui balaye ses planches, Qui trouve une orange, Qui la pluche, qui la mange Sans en donner à ses petits anges (var. : à ses petits enfants).

Ok ! la grosse gourmande!

b) C’est demain dimanche, La fête à ma tante,

Elle a balayé sa chambre

Avec sa robe blanche,

Elle a trouvé une orange,

Elle ne m'en a pas donné (ver. : elle [la mange),

Oh ! la vieille gourmande |

Demain c’est dimanche,

La fête à ma tante,

Qui balaye ses planches Avec sa robe blanche,

Elle a trouvé une orange, Elle la pelure, elle la mange, Elle va dans sa chambre, Elle se casse la langue,

Elle va dans son grenier, Elle se casse le bout du nez.

C’est demaïn samedi, La fête à mon mari, Qui balaye son écurie, Avec une botte de radis.

C’est demain dimanche,

La fête à ma tante,

Qui balaie ses planches

Pour y mettre ses petits anges,

Qui balaie son coin du feu Pour y mettre son petit bon Dieu.

Roffey (Yonne). Comm. par M. J. Poquet,

f) C’est demain dimanche, Le bon Dieu dans ma manche; Cinq sous dans la tienne, La mienne vaut mieux que la tienne.

Poitou.

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