TOUT EN M'Y PROMENANT
Tout en m'y pro - me - nant Le
long de la ri-vière, Que dis, que don, Que di-rais-je
Tout en m’y promenant- Le long de Ia rivière,
Que dis, que don, Que dirai-je donc, Le long de la rivière.
Je rencontrai un rond De jolies demoiselles, Que dis, que don, Que dirai-je donc, De jolies demoiselles.
J'entrai dedans ce rond, Je choisis la plus belle, Que dis, que don, Que dirai-je donc, Je choisis la plus belle.
— C’est vous, mademoiselle, Qui êtes la plus belle,
Que dis, que don,
Que dirai-je donc,
Qui êtes la plus belle.
— À quoi connaissez-vous Que je suis la plus belle?
Que dis, que don,
Que dirai-je donc,
Que je suis la plus plus belle ?
— À vos beaux yeux brillants, À votre bouch” vermeille,
Que dis, que don,
Que dirai-je donc,
A votre bouch’ vermeille.
Le Charme (Loiret). Comm. par M. L. Beauvillard.
b) Tout en m’y promenant (bis) Sur le bord d’un’ rivière, Que di, que don,
Que dit-elle donc, Sur le bord d’un’ riviëre.
Je rencontrai un rond (bis) De jolies demoiselles.
Si j’entre dans ce rond (bis), Je choisis la plus belle.
— C’est vous, mademoiselle (bis), Qui êtes la plus belle.
— À quoi reconnais-tu (bis)
Que je suis la plus belle.
— À tes beaux yeux brillants (bis) Et ta bouche vermeille.
Vive le roi est mort ! (bis) — Non, je ne suis pas mort.
Vive la reine est morte ! (bis) — Non, je ne suis pas morte.
Si je prends mon poignard (bis), Et moi ma baïonnette.
Loiret. Comm. par M. J. Poquet.
c) Tout en m’y promenant Le long de la rivière, Gue dique don,
Le long de la rivière.
J'ai rencontré z’un rond De jeunes demoiselles, Gue digue don,
De jeunes demoiselles.
Si j'entre dans ce rond Pour choisir la plus belle, Gue digue don,
Pour choisir la plus belle.
— À quoi reconnais-tu Que je suis la plus belle, Gue digue don,
Que je suis la plus belle ?
— À ta boùche merveille (sic), A tes beaux yeux brillants, Gue digue don,
A tes beaux yeux brillants.
— Si je prends mon poignard Et moi ma baïonnette,
Gue digue don,
Et moi ma baïonnette.
Je ty ferai bien voir Si je suis la plus belle, Gue digue don,
Si je suis la plus belle.
Notre bon roi est mort, Chantons les Ziberas, Gue digue don, Chantons les Ziberas.
— Mais non, je n’suis pas mort, Puisque je vis encore,
. Gue digue don,
Puisque je vis encore.
Yonne.
Dedans Paris,
Y a-t-une jolie fontaine, Digue, digue don, Capitaine don,
Dedans Paris,
Y a-t-une jolie fontaine.
Pour aller se baigner, Trois jolies demoiselles, Digue, etc.
Un jour vint à passer Le p'tit roi d'Angleterre, Digue; etc:.v}
Il en salua deux Et laissa la plus belle, Digue, etc.
— Pourquoi ne me salues-tu pas,
Moi qui suis la plus belle ?
Digue, etc.
— Je n’te salue pas, Parce que t’es infidèle Digue, etc.
tn
— Prends ton épée en main | Et moi ma baïonnette,
Digue, etc.
Au premier coup d’épée,
La belle tomba par terre,
Digue, etc.
Où l’enterrerons-nous, Cette jolie princesse ?
Digue, etc.
Dans le jardin de son père, A côté de sa mère, Digue, etc.
Le premier qui passera Cueillera la plus belle, Digue, etc.
Le deuxième qui passera Cueillera la plus vilaine,
Digue, etc.
ne Paris.
e) Tout en me promenant Le long de la rivière, Que dit que non,
Que dit-elle, non non, Le long de la rivière.
Ici j'ai rencontré Trois jeunes demoiselles Que dit, etc.
J'en ai salué deux, J'ai salué la plus belle, Que dit, etc.
Pourquoi me laisses-tu O beau roi d'Aquitaine?
Que dit, etc.
Parce que je te connais À ta bouche vermeille, Que dit, etc.
Oh ! viens dans mon palais, Oh ! viens, ma toute belle, Que dit, etc.
Puis je te saluerai Et tu seras ma reine.
Que dit, etc.
Deux groupes de trois enfants se placent en face l’un de l’autre. Le premier s’avance vers l'autre en chantant un couplet, puis il se retire et l’autre en fait autant à son tour.
Brioude (Haute-Loire). Comm.
par M. Paul Le Blanc.
f) Dans le pré dansaient Quatre vingt fillettes, Que dit? que donc Que dis-tu ? que dit-on, Que dit-elle donc ?
Dans le pré dansaient Quatre-vingt fillettes.
Quand passe par là Le roi d'Angleterre.
Toutes salua, Hormis la plus belle.
Tu n’me salues pas, P'tit roi d'Angleterre.
Mets l'épée au poing Et moi ma quenouillette.
Et nous nous battrons En duel sur l’herbette.
Pouf! du premier coup EIl le couche par terre.
Une fill a battu Le roi d'Angleterre.
Tout est regagné Par une bergère.
Nous pouvons danser, »
Nous n’aurons plus de guerre (x).
Ch. Marelle, Contes et chants populaires français.
(x) M. Ch. Marelle voit dans cette ronde une allusion à Jeanned'Arc, C’est peu vraisemblable, les événements historiques ne laissant ordinairement aucune trace dans les chants populaires.