‹ Rimes et jeux de l'enfanceChapitre 88 sur 179 · LA QUEUE DÉ LAPIN · texte numérisé non relu

LA QUEUE DÉ LAPIN

On tortille un morceau de papier de huit à neuf pouces de longueur, un des joueurs, désigné pour être le lapin, quitte son habit, et on lui attache avec une épingle ce papier par derrière à la ceinture de la culotte. On rabaisse ensuite le papier de manière qu'il reste dans une position horizontale; mais il doit avoir assez d’élasticité pour ballotter en tous sens, sans s’abaisser par son propre poids. Cela fait, le lapin se met à éxécuter une danse quelconque, dont les mouvements soient vifs et accélérés, ou, s’il ne sait pas danser, il tourne autour de Ia salle en faisant de petits sauts à droite, à gauche, en avant et en trépignant, de façon à imprimer. à tout son corps une agitation continuelle à laquelle participe le papier qu’il porte. Pendant ce

temps, la personne à qui l’on a donné la péni- P P q P

tence doit, munie d’une bougie allumée, suivre par derrière le danseur et essayer de mettre le feu au papier. Si elle n’y réussit pas dans un espace de temps fixé, son gage ne lui est point rendu ; on en tire un autre, et le joueur à qui il appartient fait à son tour les mêmes tentatives. L'épreuve recommence jusqu’à l'épuisement des gages, si personne ne parvient jusque-là à mettre le feu au mobile papier. Celui entre les mains duquel la bougie, frappée par le papier, viendrait à s’éteindre, cède la place à un autre et donne un nouveau gage. Un lapin leste, et qui entend bien le jeu, doit conserver sa queue saine. et sauve.

Manuel des sorcizrs, où Cours de récréations physiques, etc.;

suivi des Petits jeux de société. Paris, 1820, in-8°.

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