‹ Rimes et jeux de le̕nfanceChapitre 110 sur 196 · a) S'il vient un prêtre · texte numérisé non relu

a) S'il vient un prêtre

Donnez-lui une chaise ;

S'il vient un enfant de chœur.

Donnez-lui du pain, du beurre; [démon).

S'il vient un gros larron {var, : un gros

Donnez-lm' cent coups de biton.

La l'uiller se casse.

L'enfant se trépasse.

Seine-et-Oise,

b) Une pomme rouge Qui vient de Toulouse.

Saint Pierre, saint Paul,

. Gardez bien notre maison.

S'il vient un pauvre, Faites-lui l'aumône ; S'il vient un capucin.

Donnez-lui un verre de vin.

S'il vient la p'tite Jeannette, Donnez-lui un coup de baguette ; S'il vient le p'tit bossu.

Flanquez-lui vot' pied au cul.

Loiret. Comm. par M. J. Poquet.

c) Un petit chien pendu.

Tirez-lui la queue.

Il vous mordra.

Son grand-père est à la chasse Avec son bonnet de coton ; S'il vient un beau monsieur, Donnez-lui un chapeau bleu ; S'il vient un enfant de chœur, Donnez-lui du pain, du beurre ; S'il vient un marmouset, Trempez-lui la tête dans le lait.

Boulognt-sur-Mer. Comm. par M. E. Deseille.

242 RIMES ET JEUX DE l'eNFANCE

Une fonnulette analogue aux précédentes servait au commencement de ce siècle en Solc^e»

d'incantation : (i) « Le dimanche des brandons, les Solognots vont le soir, armés de brandons de paille enflammée, tout à Tentour de leurs blés, criant :

Branlons, brûkz.

Par les vignes et par les prés.

Sortez, petits mulots, des blés ;

A]]ez-voos-en dans les bcns, foniller ;

S'il vient on prêtre,

Donnez-lni ses gnéties,

S*il vient un capocin.

Donnez-lui un quart de pain ;

S'il vient un grand larron.

Donnez-lui cent coups de bdton.

Branlons, brûlez, etc.

Legicr, Traditions et usagu de ta Sologme (dans les Mémoires de f Académie ultique^ t. il, p. 2x0).

$. •— a) Ah I la belle pomme rouge Q.ue Dieu nous envoie Sur un petit plat d'argent I Saint Pierre, saint Simon, Gardez bien notre maison.

Car nous allons à la campagne Prier Dieu pour cette femme

(i) Je crois que beaucoup de formolettes eofantiaes sont 4'aacienucs incantations.

FORMULETTES d'ÉLIMIKATION 243

Qui a eo un petit fils Qiii s'appelle Jésus-Christ.

La cuiller qui casse, Uenfant qui trépasse ; Taisez-vous, madame, Vous en aurez un autre A la Pentecôte.

Les souliers de maroqoia Serviront à Jacobin, Jacobin qui file, La grosse aiguille Qjxl peigne sa fille Au coin d'un rocher.

Compère, vous mentez.

Finistère. Comm. par M. L. F. Sauvé.

b) Ban ban I — qui est mort à Lande van ?

C'est la femme à l'intendant Qui s'est accouchée d'un bel enfant.

On l'a porté baptiser Sur le dos de Técuyer ; L'écuyer se lasse.

L'enfant se trépasse.

Madame se met à crier.

Monsieur veut la consoler :

Consolez-vous, Madame, Vous en aurez un autre A la Pentecôte Qui s'appellera Jacobin, Aura des souliers de maroquin. — Ban ban I

Mwiihut,

6. — a) Une poule sur un mur — qui picotait du pain dur — picoti — picota — lève la queue

(yar, : vire la queue) — et puis t'en vas (i) (yar. : va-t'en de là. Autre var, : alouette, va-t'en là-bas).

Sâtu.

b) Une poule sur un mur — qui picotait du pain dur — picoti — picota, — lève ta cotte et puis t'en vas — par ce petit chemin là — et non par celui-là.

Différents départements.

c) Un p'tit coq sur un mur — qui picote du pain dur, — picotin, — marjolain, — prends ta femme — et va-t-au vin.

Ge.iitfe et Haute-Savoie. V Intermédiaire âa ij février 1866.

d) C'est une aiguille, — piquette, — qui piquait du pain blanc — piquant — lève la queue — puis elle s'en va.

Morbihan.

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