‹ Rimes et jeux de le̕nfanceChapitre 183 sur 196 · Arlequin fit sa boutique · texte numérisé non relu

Arlequin fit sa boutique

Sur les marches du palais.

Il enseigne la musique

A tous ces petits valets,

A monsieur Po, à monsieur il,

A monsieur chi, à monsieur nelle,

A monsieur Polichinelle (i).

38. — a) Petit arlequin, voulez-vous danser (frtj)? Un petit pdU je vous donnerai (his).

— Je ne sais pas la cadence, Je ne sais pas comme l'on danse.

Je ne sais pas danser.

On répète ce couplet en of&ant chaque fois une chose nouvelle; l'offre la plus agréable est enfin saluée par ces mots :

(i) Cette formulette, souvent chantée dans les Guignols de la capitale, esc connae de tous les enfants.

Je sais bien la cadence,

Je sais bien comme on danse,

Je sais bien danser.

i) Ronde. Père capucin, voulez-vous danser? (bis) De belles sandales je vous donnerai (bis).

— Je ne sais point danser, Je ne sais point comme on danse.

Je n'entends point la cadence. Je ne sais point danser.

Drôle de capudn, Hein I hein I Drôle de capudn.

Vàrc capucin, voulez-vous danser? (bisy Une belle robe je vous donnerai (bis).

Dans les couplets suivants, dont on peut augmenter !e nombre presque à l'infini, on propose au capucin un btau chapelet, une belle besace, un beau bâton, vn beau bonnet, un beau cordon, un beau rosaire, etc. Le capucin répond toujours de la même façon sur un ton nasillard, jusqu'à ce

FORHULETTES DIVERSES 371

qu*enfin il soit entraîné dans le mouvement général de la ronde.

Poésies pop. de la France. Mss. de la Bibl. nat., t. IV, feuillet 405.

39. — a) Pipette, Jeannette, Ma jambe de bois, Ta mère t'appelle.

Tu ne lui réponds pas.

Tu trempes la soupe.

Tu manges les choux.

Tu trais la vache.

Tu bois le lait doux.

Environs â* Luttent.

V) Annette, criquette.

Grande gique de bois, Ta mère t'appelle Au bas des champs; Tu ne lui réponds pas.

Tu dresses la soupe.

Tu manges les choux.

Tu tires la vache ; Et tu bois le lait doux.

Sai6mt^-Loire.

c) Perrette, Jeannette Aux jambes de bois.

Ta mère t'appelle.

Tu ne répouds pas; Elis trait la vache Qsii mange des chouK, Elle trait la vache Et boit du lait doux.

d) Jeannette, Friquette, Jambe de bois, Ta mère t'appelle; Tu ne lui réponds pas.

Tu ajoutes (trais) la vache.

Tu bois le lait doux, Tu trempes ta soupe.

Tu manges les choux.

- a) C'est demain dimanche, La fête â ma unte. Qui balaye ses planches, Qjii trouve une orange, Qui la pluche, qui la mange Sans en donner i ses petits auges (var. : à ses petits enfants).

Oht la grosse gourmaude!

b) C'est demùn dimandie, La fête i ma tante.

Elle a balayé sa chambre Avec sa robe blanche.

Elle a trouvé une orange, Elle ne m'en a pas donné (yar. : elle

[la mange), Oh I la vieille gourmande I

c) Demain c'est dimanche, La fête à ma tante, Q}ii balaye ses planches Avec sa robe blanche.

Elle a trouvé une orange.

Elle la pelure, elle la mange.

Elle va dans sa chambre.

Elle se casse la langue.

Elle va dans son grenier.

Elle se casse le bout «du nez.

hnrtt. Comm. par M. L. BeaQTilUrd.

i) C'est demain samedi, La fête à mon mari, Qjii balaye son écurie Avec une botte de radis.

â) C'est demain dimanche, La fête à ma tante, Qui balaie ses planches Pour y mettre ses petits anges.

374 RiKES ET JEUX DE l'enfancb

Qjà balaie son coin du feu

Pour y mettre son petit bon Dieu.

fio/çy proK^i). Coimn. p«M.J. Poqun.

/) C'est demain dimanche,

Le bon Dieu dans ma manche;

Qnq sous dans la lîenne,

La mienne vaut mieux que la tieime.

Pm'Mh

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