LA MEUHIÉRB
a) Deux enfants se placent en face l'un de l'autre et se tiennent fortement la main ; un ou plusieurs couples se mettent de la même manière à quelque distance, et le reste de la jeune société se range à l'écart, pour les examiner et pour leur succéder bientôt : alors chaque couple se met à sauter en chantant sur l'air de la Meunière :
La meunière est bien malade ; Son moulin ne vire pas.
Après ces deux vers, on se tient les mains le plus fortement que l'on peut; on se rapproche les pieds de telle sorte que leur pointe se touche; on étend les bras, on se jette en arrière, et dans cette position on tourne avec la plus grande rapidité, en commençant à dire:
Vire, vire, vire, vire, vire, vire, Vire-là I
Mais l'on n'a pas le loisir de le prononcer, et les spectateurs le répètent pour vous jusqu'à ce que
la fâdgae vous ait contraint de cesser; on reprend, après : vire là I « la meunière du moulin bas. »
M"« Cebart, Manua des Jeux.
La meu - niè-re est bien ma-
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la - de ; Son mou - lin ne tonr-ne pas. Vî - re.
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vî-re, vi-re, vi - re, Vi-re, mais ne tonr-nc pas.
La meunière est bien malade ; Son moulin ne tourne pas.
Vire, vire, vire, vire.
Vire, mais ne tourne pas.
Les jeux de tous les âges au château de Rotert tnon Oncle. Paris, tn-x8.
15. — Foulons, foulons, foulons Therbe, Foulons ITierbe, elle reviendra.
Passez par ici, et moi par là.
Foulons, foulons, foulons l'herbe.
Foulons Vherbe, elle reviendra.
68 RIMES ET JEUX DE l'eKFANCE
On chante les deux premiers vers en tournant et sautant en rond; au troisième, le maître, s' arrêtant un moment, tend la main gauche à la dame qui est à sa droite et la fait passer devant lui ; en même temps il tend la main droite à la dame qui suif, tous les messieurs imitent ce mouvement, de telle sorte que les dames, qui tendent aussi alternativement la main droite et la main gauche, circulent en dedans du rond, de droite à gauche, tandis que les messieurs circulent en dehors, de gauche à droite. Il est essentiel d'observer de tendre toujours la main gauche à la droite qu'on vous présente, et la droite à la gauche. On fait ainsi deux tours, en répétant les trois derniers vers et en les redoublant, jusqu'à ce que chacun soit revenu à sa place. Alors le rond se reforme, et l'on saute, et l'on tourne en reprenant :
Foulons, foulons, foulons l'herbe, Foulons l'herbe, elle reviendra.
Pendant que l'on commence à reformer le rond, le maître fait passer à sa gauche la dame et le monsieur qui se trouvent à sa droite ; cette précaution est nécessaire pour prévenir la confusion. On recommence le couplet pour un nouveau couple, qui passera ensuite à la gauche, et ainsi de suite jusqu'à la Hn. Mais tout cela n'est que la moitié de la ronde; quand on a chanté pour
toutes les dames, il faut chanter pour les messieurs. Alors une maîtresse agit en place du maître ; elle fait circuler les danseurs à leur tour, de droite à gauche, au dedans du rond, et les danseuses de gauche à droite, en dehors. On voit que c'est absolument l'opposé de la première partie de la ronde, mais c'est toujours par le même procédé.
}dn« Celnart, Manuel des jeux,