LA aOITEUSB
Où vas - tu, bel - le boi - teu - se, Mon en-
iant, mon en — fant ? Où vas — tu, bel-le boi-
teu — se. Mon en - fant char — mant?
— Où vas- tu,' belle boiteuse.
Mon enfant, mon enfant ?
Où vas-tu, belle boiteuse.
Mon enÊint charmant ?
— Je m*en vas au bois seulette.
Mon enfant, etc.
— Pour quoi faire au bois seulette^ Mon enfant, etc.
— Pour cueillir la violette.
Mon enfant, etc.
— Pour quoi fair* cett* violette.
Mon enfant, etc.
— Pour la mettre à ma bavette.
Mon enfant, etc.
— Pour quoi faire à ta bavette,.
Mon enfant, etc. '
— Pour sentir bon mon cœur, Mon enfant, etc.
— Si tu rencontres la reine.
Mon enfant, etc.
— Je lui frai trois révérences.
Mon enfant, etc.
— Si tu rencontres le roi.
Mon enfant, etc.
— Je lui payerai bouteille.
Mon enfant, etc.
— Si tu rencontres le diable.
Mon enfant, etc.
— Je lui montrerai les cornes.
Mon enfant, mon en£uit.
Je lui montrerai les cornes.
Mon enfant charmant.
Le Charme (Loiret). Comm. par M. L. Beauvillard.
V) — Où allez-vous, pauvre boiteuse ?
Dit l'enfant (Wj).
Où allez-vous pauvre boiteuse ?
Dit Tenfuit Charmant.
— Je vais au bois seulette.
Bel enfant (Mj);
Je vais au bois seulette.
Bel enfant Charmant»
— Qjioi faire au bois seulette ?
Dit l'enfant (Wj);
Quoi faire au bois seulette ?
Dit Tenfant Charmant.
— Cueillir la violette.
Bel enfant {bis) ;
Cueillir la violette, Bel enfant Charmant.
— Si tu rencontres le garde, Dit l'enfant (bis) ;
Si tu rencontres le garde.
Dit l'enfant Charmant.
— Je lui paierai bouteille.
Bel enfant (bis) ;
Je lui paierai bouteille.
Bel enfant Charmant.
— Si tu rencontres la reine, Dit l'enfant (bis) ;
Si tu rencontres la reine, Dit l'enfant Charmant.
— Je lui ferai révérence.
Bel enfant (bis) ;
Je lui ferai révérence.
Bel enfant Charmant.
— Si tu rencontres le diable, Ditrenfant(Wj);
Si tu rencontres le diable.
Dit Tenfant Charmant.
— Je lui ferai de mes cornes.
Bel enfant (his);
Je lui ferai de mes cornes.
Bel enfant
Charmant.
Loira. Comm, fUr M. Poqtict.
3J. — TOUT su II*T rROMIXAirr
r II T 1 1 ' r I n I , I 1
Toat en m*j pro - me > nant Le
long de la ri - Tière, Que dis, ^ne don, Qae ^-rus-je
1*11 T I I ' r I ni, I I
donc. Le long de k ri vie >- rt.
Tout en m*y promenant Le long' de la rivière.
Qjie dis, que don, Qjie dirai-je donc, Le long de la rivière.
Je rencontrai un rond De jolies demoiselles, Qjie dis, que don, Qiie dirai-je donc.
De jolies demoiselles.
J'entrai dedans ce rond, Je choisis la plus belle, due dis, que don, Qjie dirai-je donc, Je choisis la plus belle.
— C'est vous, mademoiselle.
Qui êtes la plus belle,
Qjie dis, que don.
Que dirai-je donc.
Qui êtes la plus belle.
^ A quoi connaissez-vous
Que je suis la plus belle ?
Que dis, que don,
Qjit dirai-je donc,
0)ie je suis la plus plus belle ?
— A vos beaux yeux brillants, A votre bouch* vermeille, Qjie dis, que don,
Que dirai-je donc,
A votre bouch' vermeille.
Le Charme (Loiret). Comm. par M. L. BeauvilUrd.
è) Tout en m*y promenant (bis) Sur le bord d'un* rivière, Qjie di, que don, Q.ue dit-elle donc.
Sur le bord d'un* rivière.
Je rencontrai un rond {bb) De jolies demoiselles.
Si j'entre dans ce rond (bis).
Je choisis la plus belle.
— C'est vous, mademoiselle (bis).
Qui êtes la plus belle.
— A quoi reconnais-tu (bis) Qjie je suis la plus belle.
— A tes beaux yeux brillants (bis) Et ta bouche vermeille.
Vive le roi est mort I (bis)
— Non, je ne suis pas mort.
Vive la reine est morte I (bis)
— Non, je ne suis pas morte.
Si je prends mon poignard (bis).
Et moi ma baïonnette.
Loiret. Comm. par M. J. Poqaet.
c) Tout en m'y promenant Le long de la rivière, Gue dique don.
Le long de la rivière.
88 RIMES ET JEUX DE l'eNFANCE
J'ai rencontré z*un rond De jennes demoiselles, Gue digue don, De jeunes demoiselles.
Si j'entre dans ce rond Pour choisir la plus belle, Gue digue don.
Pour choisir la plus belle.
— A quoi reoon nais-tu Qpe je suis la plus belle, Gue dig^e don,
Qjie je suis la plus belle ?
— A ta bouche merveille {sic),.
A tes beaux yeux brillants, Gue digue don,
A tes beaux yeux brillants.
— Si je prends mon poignard Et moi ma baïonnette^
Gue digue don,
Et moi ma baïonnette.
Je t'y ferai bien voir Si je suis la plus belle, Gue digue don.
Si je suis la plus belle.
Notre bon roi est mort.
Chantons les libéras, Gue digue don, Chantons les libéras.
— Mais non, je n'snis pas mort.
Puisque je vis encore, Gue digue don.
Puisque je vis encore.
Yomne.
d) Dedans Paris,
Y a-t-une jolie fontaine.
Digue, digue don.
Capitaine don.
Dedans Paris,
Y a-t-une jolie fontaine.
Pour aller se baigner.
Trois jolies demoiselles.
Digue, etc.
Un jour vint à passer Le p*tit jroi d'Angleterre, Digue, etc.
n en salua deux
Et laissa la plus belle.
Digne, etc.
— Pourquoi ne me salues-tu pas.
Moi qui suis la plus belle ?
Digue, etc.
— Je n*te salue pas^ Parce que t'es infidèle Digue, etc.
— Prends ton épée en main Et moi ma baïonnette, Digue, etc.
Au premier coup d^épée, La belle tomba par terrej Digue, etc.
Où Tenterrerons-nous, Cette jolie princesse ?
Digue, etc.
Dans le jardin de son père, A côté de sa mère.
Digue, etc.
Le premier qui passera Cueillera la plus belle, Digue, etc.
Le deuxième qui passera
Cueillera la plus vilaine.
Digue, etc.
Paris.
é) Tout en me promenant Le long de la rivière.
Que dit que non, Qjie dit-elle, non non, Le long de la rivière.
Ici j'ai rencontré Trois jeunes demoiselles Ope dit, etc.
J'en ai salué deux, pai salué la plus belle, Qjie dit, etc.
Pourquoi me laisses-tu O beau roi d'Aquitaine?
Qjie dit, etc.
Parce que je te connais A ta bouche vermeille.
Que dit, etc.
Oh I viens dans mon palais.
Oh I viens, ma toute belle, Qpe dit, etc.
Puis je te saluerai Et tu seras ma rdne.
Qjie dit, etc.
Deux groupes de trois enfants se placent en ÙLCC l'un de l'autre. Le premier s'avance vers l'autre en chantant un couplet, puis il se retire et l'autre en £ût autant à son tour.
Brioudi (Hauit-Linrt), Comm.
par M. Paul Le Blanc
f) Dans le pré dansaient Qpatre vingt fillettes, Qpe dit? que donc Que dis-tu? que dit-on,
Qjie dit-elle donc ?
Dans le pré dansaient Quatre-vingt fillettes.
Qpand passe par là Le roi d'Angleterre.
Toutes salua.
Hormis la plus belle.
Tu n'me salues pas, Ftit roi d'Angleterre.
Mets l'épée au poing Et moi ma quenouillette.
Et nous nous battrons En duel sur Therbette.
Pouf! du premier coup Eir le couche par t^rre.
Une fiir a battu Le roi d'Angleterre.
Tout est regagné Par une bergère.
Nous pouvons danser.
Nous n'aurons plus de guerre (i).
Ch. Marelle, Conta et chants popuhùra frûnçais.
(i) M. Cb. Marelle voit dans cette ronde une allusion i Jeanned'Arc. C'est peu vraisembUble, les événements historiques ne lâissuxt ordinairedient aucune trace dans les chants populaires.