‹ Rimes et jeux de le̕nfanceChapitre 39 sur 196 · Là RONDE DES FLEURS (t · texte numérisé non relu

Là RONDE DES FLEURS (t

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C'est moi qui suis la ro-se. Mon nom est ma cou-

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leur ; Au doux prin-temps é - clo - se, Je suis rei - ne des

fleurs.

Ve-nez, ve - nez, char - man - te.

Il II I M i I I I I

A nos jeux mê-lez - vous. Ve-nez, fleur o -do-

ran — te,

Et jou-ez a - vec

nous.

Dan-sons, chan-tons en chœur, Pâ - que-ret-tes, vi-o-

let — tes ; Dan - sons, chan-tons en chœur,

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Chan-tons la chanson deS fleurs, Et ré-pé-tons : Vivent les fleurs.

(i) Les paroles de cette ro.ide appartiennent à la littérature seroi-populaire.

Une bande de petites filles se partage en deux ; les unes doivent former une ronde; les autres, auxquelles on a distribué d'avance certains noms de fleurs, se tiennent à distance et se présentent successivement pour demander à entrer dans la danse.

La première fleur se présentant :

La rose. — Cest moi qui suis la rose ; Mon nom est ma couleur ; Au doux printemps éclose, Je suis reine des fleurs.

Les petites filles de la ronde, en chœur :

Venez, venez, charmante ; A nos jeux mêlez- vous.

Venez, fleur odorante.

Et jouez avec nous.

La rose prend sa place dans la ronde, puis le chœur reprend :

Dansons, chantons en chœur, Pâquerettes, violettes ; Dansons, chantons en chœur, Chantons la chanson des fleurs, Et répétons : Vivent les fleurs I

La marguerite. — Je suis la marguerite.

Qui pousse dans les champs ; Ma fleur blanche et petite Annonce le printemps.

98 RIMES ET JEUX DE l'eNFANCE

— Venez, venez, charmante; A nos jeux mêlez-vous.

Venez, fleur odorante,

Et jouez avec nous.

Dansons, etc.

La cigiiè, — Je ressemble au cerfeuille ; La ciguë est mon nom.

Malheur à qui me cueille I Mon suc est un poison.

— Fuyez, mauvaise plante ; Allons, éloignez- vous ; Vous êtes trop méchante Pour jouer avec nous.

Dansons, etc.

Le lys. — Je suis le lys qui penche Son calice si beau ; Ma corne toute blanche Se mire dans les eaux.

— Venez, venez, charmante ; A nos jeux mêlez-vous ; Venez, fleur odorante.

Et jouez avec nous.

Dansons, etc.

L'ortie. — Cest moi qui suis l'ortie, Qui croît dans les chemins ; Je pique l'étourdie Qui me donne sa main.

— Fuyez, mauvaise plante ; Allons, éloignez-vous; Vous êtes trop méchante Pour jouer avec nous.

Dansons, etc.

3$. — KONDE DB l'aVODIB (l)

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Qîii veut ou - ïr, Qpi veut sça - voir Com-

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meonsè-me l'a-voi-ne? Monpir' la se-moit ain-

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.M, Puisse re-po-soît un p'tit, Ta-poit des pieds. Bat-

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toit des mains, et fai - soit le tour du vi-laitt. A-

Il I I I il I I II" r I I II I II

voine, a-voine, a - voi - ne. Le beau temps te ni -mè - ne.

(i) II faut, k cette chanson, exprimer ce que Ton chante par des figures : par exemple, dans le premier couplet, contrefaire avec le bras un homme qui sème, ensviite se reposer, taper des pieds contre terre, battre des mains l'une contre l'autre et faire une pirouette à mesure que la chanson le dit, puis se reprendre les mains aux mots : Avoine, avoine, [cur finir en dansant.

(BaîlarJ.)

100 RIMES ET JEUX DE l'eNFANCE

Qiii veut ouïr, qui Ycut sçayoir

Comme on sème ravoine? (ici on imite le se-

Mon pèr* la semoit ainsi, [meur)

Puis se reposoit un p*tit,

Tapoit des pieds, battoit des mains

Et faisoit le tour du vilain.

Avoine, avoine, avoine.

Le beau temps te ramène.

Qui veut ouïr, qui veut sçavoir Comme on fauche l'avoine ? (on imite te fau- Mon pèr' la faucboit ainsi, \cheur)

Puis, etc.

Qui veut ouïr, qui veut sçavoir Comme on lie Tavoine ? (on imite le lieur de Mon pèr* la lioit ainsi, [^^^)

Puis, etc.

Qui veut ouïr, qui veut sçavoir

Comme on tasse l'avoine ? (on imite le tasseur)

Mon pèr' la tassoit ainsi,

Puis, etc.

Qui veut ouïr, qui veut sçavoir

Comme on vanne l'avoine ? (on imite le vanneur)

Mon pèr' la vannoit ainsi.

Puis, etc.

Qui veut ouïr, qui veut sçavoir Comme l'on bat l'avoine? , Mon pèr* la battoit...

• * ' Au lieu d'achever la chanson en cet endroit.

on court Tun après l'autre en se donnant des coups de poing sur le dos.

Ballard, Les rondes, chansons à danser, t. II. Paris, X724, p. 99.

Variante de cette chanson (fragment)

Il était un p'tit moine Qui labourait son avoine ; ' II £ûsait comm* ci, Il faisait comm' ça.

Avoine, avoine.

Que le bon temps te ramène I

Eugène Noël, La Campagne.

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