niLUI» AU JBO DB COLI]l->lUIU.A]tD (l
a) — Qu'as-tu perdu?
— Ma femme.
— De jour ou de nuit ?
— De jour.
— Eh bien I cherche-la de nuit.
(z) Le jeu de ecUn-maiUurd est trop connu pour que novs en la description.
154 RIMES ET JEUX DE l'BNFANCB
En prononçant ces mots, on fait tourner sur lui-même celui qui a les yeux bandés.
Environs de Guint (Crtnu}. Cotùm.
par M. GuiUot.
^) — Brebis beaunotte (i), d*où tu viens?
— Je deviens des bois de Saulieu.
— Qu'est-ce que tu as rencontré?
— J'ai rencontré une femme morte.
— Qji'est-ce qu'elle t'a dit ?
— Elle m'a dit que tous les enfants que je rencontrerais, je les mangerais.
Câte-d*Or, Comm. par M. H. Mulot.
c) Le colin^maillard (2) fait un petit feu avec des branches sèches ; les autres joueurs l'entourent et entament avec lui le dialogue suivant :
Les joueurs, — Que fais-tu là, petit cordonnier? Colin-maillard. — Je ramasse des bûchettes.
Lis joueurs, — Pour quoi faire ces bûchettes ? Colin-maillard, — Pour allumer mon feu.
Les joueurs, — Pour quoi faire ce feu?
Colin-maillard, — Pour faire chauffer mon eau. Les joueurs, — Pour quoi faire cette eau ?
(z) Le jeu de eoUn-maiUari est appelé, dans l'Aosois, jeu de U hrtbU hêounoUê.
(2) Celui que le sort a désigné pour avoir ks jou
JEVX £T FORMULETTES DE JEUX ZS5
Colin-^maiUard, — Pour affiler mon peiit ooutiau.
. Lu joueurs. — Pour quoi faire ce petit coutlau?
Colin-maUlard, — Pour couper la langue à mon petit berlusiau (i).
Les joueurs. — Quoi qu'il a fait, ton petit berlusiau ?
Colin-matUari. — Il a mangé toutes les fleurs de mon jardin.
Les joueurs, — G>mment étaient les fleurs de ton jardin ?
Cdin-matUard. — Elles ét^ent rouges, bleues, vertes, jaunes, de toutes les couleurs. Mais où allez- vous, mes petits en£uits ?
Lss joueurs. — Nous allqns nous promener.
Colin-maïttard. — Vous allex user vos petits souliers. Q.u'est-ce qui les raccommodera ?
Les joueurs. — Celui qui nous attrapera à l'aveuglette.
Le jeu continue ensuite.
Luu (Loint). Comm. par M. L. BcftiivîIIard*