‹ Rimes et jeux de le̕nfanceChapitre 75 sur 196 · ÏM JBU DBS SOUPIRS · texte numérisé non relu

ÏM JBU DBS SOUPIRS

Le maitre du jeu dit à toutes les personnes de la société :

« Messieurs et mesdames, il est temps de ne plus cacher votre tristesse, qui deviendrait plus violente par la coniraiate ; il vous est permis de soupirer. »

Chacun soupire donc à plusieurs reprises et eo divers tons, et c'est dans cette occasion que l'on joint plutôt le rire aux soupirs que les larmes.

Le maître du jeu commence à demander pourquoi il a soupiré. Chaque joueur répond selon sa fantaisie :

L'un dit parce qu'il a perdu un procès ;

JEUX BT FOltMULETTES DE JEUX l6$

L'autre, parce qu^ a perdu sa femme; Celui-ci, parce qull a perdu son chat; Celui-là, parce qu'il a perdu sa pantoufle, etc.

Chacun ayant ainsi déclaré le sujet de ses soupirs, Tun des joueurs recommence à soupirer et dit pourquoi il soupire, mais en y joignant la cause des soupirs d'un autre. Ce dernier doit les leprendre aussitôt et ajouter encore la cause des soupirs 4*un autre, et ainsi de suite, etc.

La Awtm u m ntt iu hd égt. Ptrii, i8x6.

43 • — JKQ DU BATOaCBA*

Dans ce jeu, quatre garçons, dont deux armés chacun d'une palette de bois, se placent i une certaine distance et font de kur côté une petite fosse dans la terre, en ligne directe. Les deux autres ont un petit hâton d'environ huit centimètres, aminci par les deux bouts ; ils le jetteni aux deux autres, qui doivent le renvoyer avec leuffs palettes. S'ils ne Tatteigoent pas, il doivent toucher leurs palettes dans la fosse. Tandis que les autres courent après la bille, ceux qui l'ont chassée courent à la fosse l'un de Fautre, avant que les deux porteurs de bille aient pu y revenir avec leur UUmcbau^ pour le mettre dans la fosse. Lorsqu'ils ont Êdt ce jeu deux ou trois fois.

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tandis que les autres courent de nouveau après le , 2ra/oitt:^M, ils mettent leurs palettes en croix au milieu du jeu, courent à la fosse Tun de l'autre et vont ensuite bien vite chercher leurs paletti^ , et' retournent à leur place. Après cela, ils recommencent à chasser et à renvoyer le batonchau; cette fois, si l'autre l'a ramassé et Ta placé dans le trou avant que les porteurs de palette soient revenus à leur place, c'est à eux à prendre lespalettes; sinon, après les palettes croisées, les billes sont chassées de nouveau, et les autres sont obligés d'aller les ramasser et de les jeter avec la main contre la palette de leur adversaire, qui e^t placée sur la fosse en présentant le côté large; s'il ne l'attdnt pas, la bille est renvoyée une seconde fois, et on continue le même exercice. La bille, à cette seconde fois, doit être jetée contre la palette qui ne présente plus que son champ; s'il n'est pas assez adroit pour l'atteindre, il perd la partie. Alors on cache le hatonchau\ le perdant est obligé de le chercher et de le trouver. Pendant cette recherche, il est suivi pat les gagnants et par une partie des speaateurs, qui le frappent avec leurs mouchoirs noués, ce qui s'appelle sabouhr, jusqu'à ce qu'il l'ait trouvé. Les poursuivants ont l'attention de dire grand feu ou petit feu lorsqu^ le cherchant s'approche ou s'éloigne de l'endroit où le batoncbau est caché. La partie s'anime jyir

JEUX ET FORMULETTES DE JEUX \6j

des redoublements de coups de mouchoirs, lorsque celui qui cherche est près de la cachette. — A ce jdu a succédé le jeu de la guicht^ qui est moins compliqué.

Hécart, Dict. nudn-franfais, 183}.

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