LE ROI DE MAROC EST MORT
d) Deux personnes tenant une bougie à là main vont d'un bout de la chambre à Tautre en se croisant à plusieurs reprises. Le dialogue suivant s'établit entre elles :
Tremière personne. — Hélas! hélas!
Deuxième persotme, — Hélas !
Première personne, — Le roi de Maroc est mort.
Deuxième personne. — Hélas!
Première personne. — Hélas! hélas!
Deuxième personne. — De quoi donc est-îl mort>
Première personne. — D'âne colique venteuse.
Deuxième personne. — S'il eût pété, il ne serait pas mort.
Cette scène est exécutée par suite d'une pénitence de jeu imposée à deux personnes ; il leur est défendu de rire pendant ce temps, sous peine d'en avoir une nouvelle.
Seint-ei-Oise.
h) Voici ce que M™e de Chabreul (Jeux et exercices de jeunes filles, Paris, 1860) dit à ce sujet : « La pénitence pour les deux personnes est de se rencontrer en faisant semblant de pleurer et de se dire : « Le roi de Maroc est mort a. On se sépare, et l'on se rencontre de nouveau en disant
« Hélas ! hélas ! » On se sépare et on se rencontre encore en disant : « Il m*aimait beaucoup, parce que je suis gai, très-gai, excessivement gai I » tout cela avec la figure la plus triste.
c) Selon Raisson, Nouveau Manuel des Jeux, 1838, le dialogue est ainsi qu'il suit :
Première rencontre. — Ah ! quelle nouvelle 1
Hélas 1
Deuxième rencontre, — Le roi de Maroc est mort.
Hélas 1
Troisième rencontre. — Il est enterré 1
Hélas I
Quatrième rencontre. — Il s*est coupé le cou d'un coup
[de coutelas.
Hélas 1 hélas I hélas 1 Et quatre fois hélas I