A M. JACQUES D
Jeune homme heureux à qui tout sourit dans la vie.
Garde bien ton bonheur!
Tu n'as jamais connu la haine ni l'envie ;
La paix est dans ton cœur.
Ta mère n'est plus là : mais ton père est un frère
Et ta femme est un ciel ; La coupe qui souvent n'a qu'une lie amère
Pour toi n'a que du miel.
A. iM. JACQUES D***.
Peut-être voudrais-tu guerroyer dans Tarmée Des conquérants de l'Art,
Et qu'un jour t'acclamant, pour toi la Renommée Déployât l'étendard.
Imprudent! fuis la route où son clairon résonne!
Elle mène à l'enfer.
Si la déesse au front nous met une couronne,
La couronne est de ter.
Tu connaîtras, hélas ! si ton char met sa roue Dans ce chemin glissant,
L'ornière qui se creuse, et le froid sur ta joue De l'Aquilon puissant !
Tu connaîtras les yeux menteurs, l'hypocrisie Des serrements de mains.
Le masque d'amitié cachant la jalousie ; Les pâles lendemains