‹ Rimes héroïquesChapitre 10 sur 40 · JEANNE D*ARG · texte numérisé non relu

JEANNE D*ARG

S'il est un nom vaillant qui soit cher à la France, Et qui du temps jalouic doive être le vainqueur, C'est le rustique nom de la femme de cœur Qui foudroya l'Anglais des lueurs de sa lance.

Lorraine au> brunes mains^ aux yeux pleins d'innocence, Qui fis si grande chose avec tant de candeur, Toi qui n^eus qu'un bûcher pour prix de ton ardeur. Puissent nos plus beaux vers être ta récompense I

Que tous les cœurs chantans deviennent des autels Où ta louange éclate en hymnes immortels :

Poètes , vengeons-la des bourreaux détestables I

Quand le bien tombe aux pieds du crime injurieux, C'est aux enfants du beau, comme frères pieux , À réparer du sort les coups épouvantables.

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HENRI DE NEMOURS

Ingénies aBimos auguslo in peclo^^....

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HENRI DE NEMOURS

Pauvres petits enfans, victimes de Torage I On les avait jetés dans une sombre cage :

Et hj le roi cruel voulut qu'un vil bourreau Vint leur briser les dents sous le fatal barreau.

Mais las I toutes les fois que l'bomme sans entrailles Apparaissait armé de ses dures tenailles, L'aîné ; tendant la bouche arec des yeux ardens , Disait : Laissez mon frère, et prenez-moi deux dents.

courage, ô vertu qu'on a peine a comprendre Dans un corps mince et frêle et dans un âge tendre ! Martyr de l'amitié , Nemours , sublime enfant !

Bientôt la mort te prit sur son sein étouffant : Mais toujours, doux béros, ton nom vivra sur terre, £t les anges aux cieux t'appelleront leur frère.

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