MATHIEU MOLE
Il eut un cœur d'airain celui qui le premier Contempla d'un œil sec la vague bondissante , Et le ciel ténébreux , et la foudre luisante , Et les monstres nageans, et recueil meurtrier^
Et qui; faisant d'un clienc un navire grossier, Seul , en butte aux assauts de Tonde frémissante, Sous les coups redoublés d'une rame [missanle Courba les larges reins de TOcéan altier.
Mais certe il eut le cœur encore plus robuste , L'homme qui , toujours prêt a mourir pour le juste , Comme toi , vieux Mole, l'honneur des magistrats ,
Entendit sans frayeur l'océan populaire Mugir, et qui, bravant 4'émeute sanguinaire.
Contint ses vastes flots sans reculer d'un pas.
MATHIEU DESUBAS.
D'un courage héroïque A récbelle il monta, Vers la troupe angéllque Son âme s'envola.
Complainte populaire sur la mort de Duvbas.
MATHIEU DESUBAS.
Que pour se garantir de Thorrible couteau ; Et préserver ses biens d'une implacable guerre , L'homme ait armé la loi d'un glaive sans fourreau , Vu son épais limon , cela ne surprend guère ;
LORD FÀLKtAND.
Le meurtre avait dicté ses arrêts souverains : Le sang noir a longs flots trempait la terre humide , Et près de leurs coursiers , étendus sur les reins , Les morts montraient au ciel leur visage livide.