‹ Rimes héroïquesChapitre 17 sur 40 · MATHIEU MOLE · texte numérisé non relu

MATHIEU MOLE

Il eut un cœur d'airain celui qui le premier Contempla d'un œil sec la vague bondissante , Et le ciel ténébreux , et la foudre luisante , Et les monstres nageans, et recueil meurtrier^

Et qui; faisant d'un clienc un navire grossier, Seul , en butte aux assauts de Tonde frémissante, Sous les coups redoublés d'une rame [missanle Courba les larges reins de TOcéan altier.

Mais certe il eut le cœur encore plus robuste , L'homme qui , toujours prêt a mourir pour le juste , Comme toi , vieux Mole, l'honneur des magistrats ,

Entendit sans frayeur l'océan populaire Mugir, et qui, bravant 4'émeute sanguinaire.

Contint ses vastes flots sans reculer d'un pas.

MATHIEU DESUBAS.

D'un courage héroïque A récbelle il monta, Vers la troupe angéllque Son âme s'envola.

Complainte populaire sur la mort de Duvbas.

MATHIEU DESUBAS.

Que pour se garantir de Thorrible couteau ; Et préserver ses biens d'une implacable guerre , L'homme ait armé la loi d'un glaive sans fourreau , Vu son épais limon , cela ne surprend guère ;

LORD FÀLKtAND.

Le meurtre avait dicté ses arrêts souverains : Le sang noir a longs flots trempait la terre humide , Et près de leurs coursiers , étendus sur les reins , Les morts montraient au ciel leur visage livide.

Page 1