LE JEUNE BARRA
C'était le triste tem[)s on la guerre inliumaine Ensanglantait le soi de la Vendée en feux , Un enfant de treize ans , déjà soldat des bleus , Tombeaux mains d'une bande erranledans la plaine.
Soudain sur son front pâle et son sein hors d'haleine, Vingtmousquets fontbriller leurs poignardsanguleux. « Brigand : Vive le Roi 1 sinon nos bras nerveux épuisent aussitôt tout le sang de ta veine. »
Mais l'intrépide enfant, menacé du trépas, Semblait ne pas entendre et ne répondait pas; 11 restait immobile ainsi qu'un marbre antique.
L'ange du peuple alors passait devant ses yeux ; Il le vit , et criant : Vive la République !
Il tomba sous les coups des Chouans furieux.
LAFAYETTE
Inlegcr ifila: scelcrisque purus.
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LAFAYETTE
De môme que la nuit , l'astre au front urgente A travers la grande ombre et le feu des orages Flotte toujours limpide, et sans que les nuages De leurs noires vapeurs altèrent sa clarté;
De même , 6 Lafayelte ! honneur de la cité , Ton âme blanche, au sein du plus sombre des âges , Traversa le pouvoir, le sang et les outrages, Sans qu'une tache vint souiller sa pureté.
Ah ! d'autres chanteront l'enfant de la victoire ; D'autres du César corse exalteront la gloire ; Moi je célébrerai l'ami de Washington,
Et je dirai : lui seul , dans ses grâces antiques, A nos regards ingrats Ot reluire un rayon Du soleil inunorlel des jeunes Amériques.