‹ Rimes héroïquesChapitre 8 sur 40 · NICOLAS RIENZI · texte numérisé non relu

NICOLAS RIENZI

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NICOLAS RIENZf.

Il était nuit : Phcbé montait au Grmament| Et sur Rome au sommeil planant en souveraine Relevait des blancheurs de sa ciarlé sereine Les sublimes contours de chaque monument.

lz> 38 Q Or, moi qui près du Tibre errais obscurément , J'admirais les splendeurs dont la ville était pleine ^ Et m'inclinais encor devant l'œuvre romaine, Quand j'entendis soudain un long gémissement.

Hélas , bêlas ! c'était l'ami du grand Pétrarque , Le spectre de Rienzi qui , vainqueur de la Parque, S'en venait sur les bords du fleuve épouvanté ,

Étaler à mes yeux sa blessure saignante, Et qui , la face pâle et la voix sanglotante, Criait : terre esclave ! ô pays sans beauté !

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