M. RONDEAU ET JEAN
M. RONDEAU, entrant furieux et tournant aw-
tour de la table en brandissant son panier.
Fatalité !,.. Je n'ai encore rien trouvé. J'ai
été chez le fruitier, chez l’épicier, chez le boucher,
chez le commerçant de grains, chez le confiseur,
gare r une mode, eg COgriffe :
Jean, 'S coins 1ble du dérobe le sot!
fettons it m'en.
porte de
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chez le pharmacien, et rien... rien... pas plus de choux-rubans que sur la main.,, Ah ! le boucher polisson !.. Il me le paiera !.,, Quand on pense qu’il m'a demandé, en se tordant de rire : ‘“ Qu'’estce que ça mange des choux-rubans, en hiver?” Des sots comme toi, lui ai-je répondu, en lui mettant mon poing entre les deux yeux. Ah, j'enrage.., j'enrage !... Tout cela, c'est la faute d'Eugénie, (Se dirigeant vers la porte gauche.) Il faut que j'aille tout de suite... { Revenant sur ses pas.) Non!.., restons ici. Je pourrais m'oublier, et lui faire une scène, C’est bien assez déjà, qu’elle soit privée de son chou-ruban : elle qui se faisait une joie, un luxe de s’en régaler. Il faut pourtant que je décharge ma bile sur quelqu'un... (27 appelle aux trois portes.) Jean. Jean... Jean! Où donc est-il encore le gredin..
Ah ! si je le tenais... le vilain, le chenapan ! I]
en aurait une dégelée... quitter le service sans
permission... cette salle à moitié nettoyée...
des toiles d’araignée.. de la poussière dans tous les coins... sur les cadres. partout! ( Cerchant