‹ Ris et croquis [microforme]Chapitre 71 sur 76 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

Lis MÈMES, LE SERGENT DE POLICE.

LE SERGENT

Maladroit !... (77 Jui saisit le brus.) Ah! c’est donc vous, qui faisiez le vacarme dans cette paisible demeure. Venez donc ici un peu, que j’examine votre binette à mon aise... vos traits ne me semblent pas inconnus ! (77 l’entraîne sur le bord de la scène.) Tiens, tiens, Me Pothier !.… la bonne fortune, moi qui vous cherchais !

ME POTHIER, à part et inquiet.

Est-ce qu'il aurait deviné? Pour le coup, je serais flambé... tout de bon. (Z/ cherche à s’esqui-

ver. ) LE SERGENT.

Voyons, voyons... pas de ces velléités d’indé-

pendance. Quand je tiens un joli garçon, je sais

êtie poli et l’honorer de ma compagnie aussi

longtemps que l'étiquette l'exige. Vous venez d’assaillir un gardien de la paix dans l’exécution de...

ME POTHIER

Mais je ne vous voyais pas... c’est un accident. qui est-ce qui aurait pu prévoir ?. la porte

était ouverte. ne voyant personne, j'ai lancé le chou !

LE SERGENT

Fadaises que tout cela! si vous n'aviez que ce seul méfait sur la conscience, je vous conseil-

lerais de dormir sur vos deux oreilles, mais vous

n'avez pas que ce petit compte à régler avec

dame Justice. Connaissez-vous, Me Pothier, un

certain épicier.….

ME POTHIER

Heïn ?.. un épicier!

LE SERGENT

Oui, un épicier qui, le mois dernier, prit la

RIS ET CROQUIS 433 | | sais poudre d’escampette, au grand désespoir de ses | aussi créanciers, et qui, aujourd’hui, dans ce village, fl venez sous un nom d'emprunt, pratique illégalement | | ution une honorable profession, à laquelle il n’a jamais (HA été admis, et accumule ainsi illégalités sur illé- | galités. | | ACCI- JEAN, à part à M. Rondeau. | | | porte 11 n’était pas notaire. Î | ncé le M. RONDEAU, à part. || | Le pendard.….. il mérite la corde! | 1h ez que LE SERGENT. 1! | onseil- Ce brave homme, le connaissez-vous Me Po- 14 is VOUS thier ?P | | | Mt AVde ME POTHIER, à part. 1h { ier, un Je suis perdu... il sait tout ! C’est dommage, | à | moi qui avait si bien saisi le côté poli... de la [ profession. LE | LE SERGENT. | 114 Voyons... répondez ! l'E ME POTHIER, éremblant et cherchant à s'esquiver. ; | E prit là : Pardon, monsieur... pardon... vous vous trom- 1j *

El 4 jé

—————— + ee

pez... ce n’est pas moi. c’est un autre. Je... je

n'ai jamais. nc A jamais. c’est une erreur,

LE SERGENT

Une erreur !.… adressez-vous à d’autres, mon-

sieur ; avec moi, ça ne prend pas. D'ailleurs, ex-

pliquez votre présence ici, si vous le pouvez. Je

parie que vous étiez en frais d’abuser de la con-

fiance de ces deux braves gens.

M. RONDEAU

Oui, out. un chou de l'exposition, qu’il vou-

lait me dérober..

JEAN

Oui, oui, un chou de l'exposition !

LE SERGENT

Vous voyez!

ME POTHIER

C'est faux... archi-faux.. Ils mentent !

M. RONDEAU

Il voulait me faire croire qu'avec des offres

réelles, ça pouvait remplacer un chou-ruban.…..

5, MmOn- ‘urs, CXivez. Je » Ja con-

uw’il vou-

es offres

ban...

JEAN

Il a failli me tuer en poussant malicieusement la porte que j'époussetais... monté sur une chaise !

M. RONDEAU

lis. Da

LE SERGENT

Suffit, suffit. son dossier est complet et depuis longtemps. Ce n’est pas d'aujourd'hui qu’il est mûr pour le pénitencier. Suivez-moi, Me Pothier.

ME POTHIER

Non, non, je proteste... ce n’est pas moi.

C'est un guet-apens, une odieuse conspiration. J'ai été troublé dans l’exercice de mes fonctions. je vous ferai pendre, grâce au chapitre 73 des Statuts refondus.

LE SERGENT

Allons... pas de gestes... venez ! (27 l’entraîne.)

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