SCÈNE PRIîMIÈBK
RITA entre, tenant me corbeille, regarde autour d’elle avec satisfaction, et dit : t
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üe moi» Auberge ainsi l’apparence est coquette, ftlon cœur est gai..., jo chaate.,., et, ra* fiai, je le puù. Jamais femme n’eut lieu d’être aussi satisfaite |)e son destin que je lq suis,
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Mon ménage et l'auberge.
Tout 1 prospère à souhait; fU ’ ' Je devrais un beau cierge
Pour le sort qui m’est fait.
, La maison et l’hôtesse Savent plaire aux chalands;
Si pour eux je m’empresse,
Eux pour moi sont galants.
L’un me dit : « Viens, ma belle, Avec moi viens causer.^’ "
— Çà , nenni ! l’on m’appelle...
itamoirl... Aie!.., un baiser! Vi
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Mon mari qu’on dit bête, üteBfitn-petti'Tixî’ÏMS ctisf "''' •••** T '
Obéit sans débats.
RITA
Sans souffrir qu’il raisonne.
Je permets, je défeqds i 4
« Fais ceci , je l’ordonne, }' ;
« Fais cela , je l’entends. »
Par un mot je m’explique :
« Je le veux, ça me plaît. »
Si, parfois, il réplique.
Alors, clac,., un soufflet.
Mon mari , qu’on dit bête.
L’est un peu, j’en fais cas;
Il n'agit qu’à ma tête,
S’il dit non, je le bats.
Je le bats, je le bats.
O vous, Jeunes fillettes,
Dans le choix que vous faites,
Songez-y, mes pauvrettes.
Pour maris, les niais.
Croyez-moi , sont parfaits.
Suivez bien mes recettes,
Épousez un niais.
Ah ! je puis remercier la madone de tous les malheurs qui me sont arrivés : je perds mon mari, ma maison brûle... avec tout le village, désespérée, je viens m'établir ici, j'achète cette auberge, sur la route de Gênes à Turin... je me remarie... et me voilà la femme la plus heureuse... Quelle différence entre mon petit Peppe et l'autre!... le premier! un mari qui bat sa femme... Quelle horreur! Aussi, pour qu'il n’en fût pas de même en secondes noces, j'ai pris l'avance, et, de temps en temps, clic! clac!... Une fois tous les huit jours... Je suis en retard, c’est une faute... mais aussi, je ne trouve pas toujours l'occasion... Il est si gentil, mon petit Peppe... et je l'aime tant! (Elle reprend la corbeille et va cueillir du raisin.)