COUPLETS
Mon ménage pour modèle, i. Au pays vraiment passait;
Jamais bruit, jamais querelle, Car ma femme obéissait.
Il est vrai que par système,
> Je châtie autant que j’aime,
Et j’aime fort.
J’ttime très-fort,
Mais trop d’amour serait un tort.
Il faut se faire un programme Et savoir s’y conformer :
On peut bien battre sa femme, On ne doit pas l’assommer.
Quelquefois, avec astuce.
De travers on manœuvrait; Aussitôt geste à la Russe,
Et dans l’ordre tout rentrait.
Car, fidèle à mon système,
Je châtie autant que j’aime,
Et j’aime fort.
J’aime très-fort.
Mais trop d’amour serait un tort; Il faut se faire un programme Et. savoir s’y conformer :
On peut bien battre sa femme, On ne doit pas l’assommer.
(Retournant s’asseoir etbvmnt.) Au reste, c’est une fatigue
tt
d'avoir à battre sa femme... aussi quand je me suit remarié, il m’est venu une idée : à la fin du repas des noces, je donnai à ma nouvelle épouse une bonne petite... (Il tourne le bras en manière de battre) ; c’était au dessert.
peppe , allant s’asseoir. r . . t . ; sU i
Au dessert! et pourquoi donc?
CASPARO.
Pour lui dire ceci tout simplement: « Chère amie, tu vois comme je tape, je suis donc persuadé que tu épargneras à mon amour le désagrément de devoir recommencer trop souvent. » Eh bien! cette femme-là m’aurait adoré, j’en suis certain, si un ordre d’embarquement... car j’étais marin, et -le soir même de ma noce... rappelé à bord. On part, on s'en va au diable , une tempête nous jette à la côte ; je suis pris par des anthropophages... qui avaient dîné heureusement ; je m’échappe, et un beau jour, j’apprends que je suis veuf.
peppe, avec envie, se levant.
Veuf!
casparo, se levant aussi.
A ce que m'a dit un camarade du pays, un marin que j’ai rencontré au Canada, où je me suis fait planteur ; et après quatre ans d’absence, je viens chercher l’acte de décès de ma femme, de mademoiselle ma femme, attendu que je compte me remarier.
PEPPE
Encore ?
Toujours. Une Canadienne superbe, qui attend mon retour pour me donner sa fortune et sa main; et je vous réponds que tout se passera de même que le jour de mes secondes noces.. , à la russe : il n’y a que ça.
PEPPE*’
Ah 1 si j'osais... -
BITA
», r • r i *»a8pa b,o.
U&w! voilà du «ou rage. {U retourne i A» t&bk et Wfsô é ;
boire.) . .... i •. ■* ' ;• ■ :
Eh bien ! je veux essayer.
gaspàaô.
Bravo! je vous soutiendrai... je teste ici jusqu’à demain! *êpt% Ÿ attablant.
Encore un verre* «t j» suis votre conseil. >.'
It ? V» * ■ cVl
«ASl*X1rO .
Bleft. Votre femme ne se refroidira pas pour ça, au contraire, ; >
Vous ereyeaî „
pkppe .
tîASfAUÛ.
Quand le feu ne va plus, qu’est-ce qu'il faut? — Urij&u de fagot. ; • v
>[•: ■ J HPHi ,■ I i) »V* *•. t * ••>».* C'est juete, »■ • , ••n ■•*<. ■*<; .q •••> •-m > *• .. .-t
. , , j . ■ i< . . «: -.r -’B •' ..ii.-’ ■ JC -.*> • ■